‹ uvres complètes de RegnardChapitre 36 sur 288 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

elles bien? Comment gouvernez-vous la joie avec cette* aimable enfant?

VAL ÈRE

Que me veut cet ivrogne-là? Qui êtes-vous, mon ami ?

se A PIN.

Je suis un honnête garçon , qui connois vos besoins, et qui viens vous offrir deux cents pistoles que me va donner monsieur votre père.

(Il 6tc son emplâtre.)

VALÈRE

C'est toi, Scapin? Qui t'auroit reconnu?

se A PIN.

Vous vovez, monsieur, ce quon fait pour vou?.

MARINE

Par ma foi, voilà un méchant borgne.

Et tu as trouvé le moyen de tirer deux cents pistoles de mon père?

SCAPIN

Il va me les livrer. J'ai encore un collier à escamoter; mais j'aurois besoin tout-à-riieure de quelques gens de main.

VALÈRE

Tout-à-l'heure ? Et où veux-tu que je les cherche à présent?

MARINE

Monsieur, je suis à votre service. Pour la main , je Pai aussi bonne que la langue.

(*) On lit cet dans IVclition originait .

se AFIN.

Toi? mais serois-tu fille à travailler de nuit?

MARINE

Pourquoi non? c est dans ce temps-là que je triomphe. J ui deux ou trois filles de mes amies qui ne m'abandonneront pas dans le besoin, se A PIN.

Bon, bon; il ne me faut pas de plus vaillants cliampions pour mon dessein. Mais j'entends monsieur Grifon. Allez m'attendre au prochain détour; je vous diiai dans un moment ce qu'il faudra faire*.

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