‹ Œuvres completes de S. Alphonse de LiguoriChapitre 73 sur 132 · Honorer la divine Mère pour plaire à Dieu · texte numérisé non relu

Honorer la divine Mère pour plaire à Dieu

19. Faire toutes ses actions dans l’unique but de plaire a Jésus-Christ, en disant au commencement de chacune : Seigneur! que tout soit pour vous !

20. S’offrir plusieurs fois le jour à Dieu et a Jésus- Christ, et se disposer a souffrir toute espèce de peines en vue de son amour, en disant : Mon Jésus ! je me donne tout à vous ; me voici, faites de moi ce qu’il vous plaît.

21 . Etre résolu de mourir plutôt mille fois que de commettre un péché délibéré, même véniel..

. 22. Se refuser même les satisfactions permises ; le faire au moins deux ou trois fois le jour.

23. Quand on entend parler dé richesses, d’honneurs, de divertissements mondains, penser que tout finit, et dire alors : Mon Dieu ! je neveux que vous, etriende plus.

DE LA RETRAITE

24. Consacrer deux heures par jour à l’oraison mentale, ou du moins une heure.

25. Pratiquer toutes les mortifications extérieures que permet l’obéissance ; mais s’appliquer surtout aux mortifications intérieures, telles que réprimer sa curiosité, ne pas répondre aux injures, retenir un bon mot, etc., et ne jamais rien faire pour sa propre satisfaction.

26. Remplir tous ses exercices de piété comme pour la dernière fois ; et a cette fin , penser souvent à la mort dans la méditation ; et quand on est au lit, se rappeler qu’on doit y expirer un jour.

27. Ne jamais négliger ses dévotions ordinaires, ou toute autre bonne œuvre, quelque aridité ou dégoût que l’on y éprouve. Pour peu qu’on se relâche, on court risque d’abandonner tout.

28. Ne faire ni omettre aucune bonne œuvre par respect humain.

29. Ne pas se plaindre dans les maladies du peu de soin des médecins, ou des domestiques ou des assistants; et même faire en sorte de cacher ses douleurs autant que possible.

30. Aimer la solitude et le silence, pour s’entretenir seul à seul avec Dieu ; et ainsi, fuir les sociétés mondaines.

31 . Chasser la tristesse, en conservant dans tout ce qui arrive la tranquillité et un front serein, toujours le même. Qui veut ce que Dieu veut, ne doit jamais être affligé.

Page 1