POUR ORTEXIR LE PARDON DE SES PÉCHÉS ET LA SAINTE PERSÉVÉRANCE
Voici à vos pieds, ô Mère de Dieu! un misérable pécheur, qui recourt à vous, et qui met en vous sa confiance : ayez compassion de moi, ô Mère de miséricorde! J’entends que tout le monde vous appelle le Refuge et l’Espérance des pécheurs ; vous êtes donc mon refuge et mon- espérance ; c’est à vous de me sauver par votre intercession. Ah ! pour l’amour de Jésus-Christ, secourez-moi ; tendez la main à un malheureux qui est tombé, qui se recommande à vous, et qui se voue pour toujours à votre
*j Ces prières sont un abrégé des Prières à Marie pour tous les jours de lu semaine : ces dernières sont indulgenciées et se trouvent dans le Uègl’ement de vie, ch. 2. § 7.
Le Traducteur.
l)i: LA KKinAlTE
service. Je m’ofTre donc, ô Reine du ciel ! a vous s(îrvir toute ma vie ; agréez-moi; et ne me rejetez pas comme je le mériterais. O ma Mère! j’ai mis mes esj)érances dan.s votre protection. Je bénis et remercie Dieu mille fois de m’avoir donné celte confiance que j’ai en vous, et que je regarde comme un grand gage de mon salut. Hélas! j’ai eu le malheur de faire tant de chutes parle passé, faute d’avoir recours a vous ! Maintenant j’ai la confiance que, grâce aux mérites de Jésus-Christ et a vos prières, mes péchés me sont pardonnés ; mais je puis encore perdre l’amitié de Dieu : ah! ma Souveraine! protégez-moi, et ne permettez pas que je redevienne esclave de fenfer. Ne cessez jamais de m’assister : je sais qu’avec voire secours, je vaincrai; je sais que vous ne manquerez pas de me secourir, si je me recommande a vous ; mais ce que je crains, c’est que, dans les occasions dangereuses, je ne néglige de vous invoquer, et qu’ainsi je ne me perde. La-grâce donc que je vous demande, et que je sollicite autant que je sais et que je puis, c’est de ne jamais manquer de recourir â vous dans les assauts de l’enfer, et de vous dire toujours : Marie ! secourez-moi. — Assistez-moi, ô Marie ! — Ma Mère! ne permettez pas que je perde mon Dieu.