‹ Œuvres completes de S. Alphonse de LiguoriChapitre 82 sur 132 · POUR LA BONNE MORT · texte numérisé non relu

POUR LA BONNE MORT

Mon Dieu! puisque ma mort est certaine, et que je ne sais quand elle arrivera, je veux m’y préparer dès à présent. — A cette fin :

Je proteste que je crois tout ce que croit la Sainte Eglise, spécialement le mystère de la Très-Sainte Trinité, ITncarnation et la Mort de Jésus-Christ, le Paradis et l’En-

(*) Par un rescrit (3e S. S. Pie IX, (3u 23 mai 1852, une indulgence PLÉNIÈRE est accor(iée à tous les ficièies, qui, le quatrième Dimanche de chaque mois, après avoir reçu les sacrements de Confession et de Communion, assisteront, dans une église des Révérends Pères Rédemptoristes, à Texercice pieux pour obtenir une bonne mort, et y prieront à l'intention du Souverain Pontife.

Pour bien faire cet exercice salutaire, fort recommandé par Saint Alphonse, on doit tâcher de passer la journée dans la retraite, chacun selon son état, se confesser et communier comme si l’on était au moment de la mort, et se soumettre en tout à la volonté de Dieu.

Le Traducteur.

nr LA RK/rnAiTE.

fer, parce que ce sont autant d’articles de foi révélés par Aous qui êtes la V^érité même.

Je mérite mille enfers ; mais j’espère obtenir de votre miséricorde, par les mérites de Jésus-Christ, le pardon de mes péchés, la persévérance finale, et la gloire du paradis.

Je proteste que je vous aime par -dessus toutes choses, parce que vous êtes un bien infini ; et parce que je vous aime, je me repens souverainement de toutes les offenses que je vous ai faites ; je suis résolu de mourir plutôt que de vous offenser encore : je vous prie de m’ôter la vie plutôt que de permettre que je vous perde par un nouveau péché.

Je vous remercie, mon Jésus ! de toutes les peines que vous avez souffertes pour moi, et de tant de miséricordes que vous m’avez faites, après que je vous ai tant offensé.

Mon bien-aimé Seigneur! je me réjouis de ce que vous êtes infiniment heureux ; je me réjouis de ce que vous êtes aimé de tant de saintes âmes au ciel et sur la terre ; je désire que vous soyez connu et aimé de tout le monde.

Je proteste que, pour l’amour de vous, ô mon Jésus! je pardonne à quiconque m’a offensé, et je vous prie de lui faire du bien. Je proteste que je désire recevoir les saints sacrements pendant ma vie et a ma mort ; et j’entends dès a présent demander l’absolution de mes péchés, pour le moment de la mort où je ne pourrai plus exprimer mes intentions.

J’accepte ma mort avec toutes les souffrances* qui doivent l’accompagner, en union de la mort et des souffrances que Jésus-Christ a daigné endurer pour moi sur la croix. J’accepte aussi, ô mon Dieu! toutes les peines et toutes les tribulations qui me viendront de votre main durant ma vie. Faites de moi et de tout ce qui est a moi tout ce qu’il vous plaît. Donnez-moi votre amour et la sainte persévérance, je ne vous demande rien de plus.

DE LA RETRAITE

Ma tendre Mère, Marie ! assistez-moi toujours, mais surtout à ma mort, aidez-moi a me conserver dans la grâce de Dieu : vous êtes mon espérance ; je veux vivre et mourir sous votre protection.

Saint Joseph! Saint Michel Archange! mon Saint Ange Gardien ! secourez-moi toujours, mais principalement a l’heure de ma mort.

Et vous, mon cher Jésus! vous qui, pour me procurer une bonne mort, avez voulu subir une mort si amère, ne m’abandonnez pas alors : je vous embrasse dès à présent, afin de mourir en vous embrassant. Je mérite l’enfer, mais je m’abandonne à votre miséricorde, et j’espère, par la vertu de votre sang, de mourir dans votre amitié, et de recevoir votre bénédiction la première fois que je vous verrai en qualité de mon Juge. Je remets mon âme entre vos mains percées de clous pour mon amour. C’est en vous que j’espère de n’être pas alors condamné â l’enfer : In te. Domine, speravi ; non confundar in œternum.^ Ah! secourez-moi toujours, et surtout â la mort : faites que j’expire en vous aimant, en sorte que le dernier soupir de ma vie soit un acte d’amour qui me transporte de cette terre en paradis, pour vous y aimer éternellement.

Jésus! Marie! Joseph ! assistez-moi a mon agonie.

Jésus ! Marie ! Joseph ! je me donne à vous : daignez recevoir mon âme à mon dernier soupir.

(1) Ps. SO. 2.

G, MOYEN

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