‹ Œuvres complètes de Saint-AmantChapitre 31 sur 86 · LE TOMBEAU DE MARMOUSETTE · texte numérisé non relu

LE TOMBEAU DE MARMOUSETTE

1E5|J"5Ç^ ' faut 1ue r"a lrisle musette , %g§ BSbO noble et divine câlin!!

iïsS MSw Souspire le cruel destin WlSbâsS De vostre pauvre Marmousette ; Il faut que sous ce*\ieux eypreï,

la 4e partie, avec cette apostille ; Couplet a adjous ter S la fin de la Crtvallle.

>. C'est le nom d'une chienne épagneule. On connolt les pièces faites sur la puce de M"« Des Roches, sur la mort d'un perroquet (Tristan], de chiens et de cbata(MBUDesboulieres), d'une levrette (Scarron), enfin dn perroquet de M"" du Plessis- Belliere, sur lequel on a écrit des volumes de bouts-rimes. (Voj. Sarasin, il «lof «fin. Voj. aussi d'Àubignè, ïrtietrw, publiés par Lud. Lalanne, Paris , Charpentier, i854, p- 4i0

DE MaRKOUSETTE.

Qui fournit la Parque de traits ; Jedeploreaa fin estraoge.

Et que le ducil eu soit si beau , Que de la Seine jusqu'au Gange L'on puisse envier son tombeau.

Sus, venez donc en celte place , Non les chiens vilains et hargneux , Mais bien les gentils espagneui , Plaindre l'honneur de vostre race ; Venez pousser autour de moj L'esclat d'un si funeste aboy.

Que llmpileuse canicule.

Avec un long ressentiment , Pour hurler comme voue , s'accule Contre l'azur du firmament.

Qu'elle ne soit pas toute seule A vous respondre en cet ennuy, Mais qu'à mesme effet aujourd'buy Cerbère ouvre sa triple gueule.

Las ! ce noir portier des enfers , Au col chargé d'horribles fers, A desjà veu là-bas sou ombre , Elle a desjà foulé le bord Où vont, dans cetempire sombre , Les chiens heureux après la mort.

0 trop lamentable advanture !

A peine six fois le croissant L'avoit esclairée en naissant , Qu'elle a trouvé sa sépulture; Ses yeux si gays et si jolys , Son corps qui faisoit honte aux lys , Ses longues oreilles tannées, Ella beauté de et

a4a Lb Tombeau de Marhodsette,

Contre les fieres destinées, A bob jours n'ont servy de rien.

II est bienvray que, quand on pense A la main qui fisl son trespas , On y rencontre tant d'appas, Que son malheur s'en récompense ; Un coup de mail inopiné Fatalement luy fut donné

Hé ! pou voit -elle périr mieux Que parce miracle suprême, De qui l'œil fait mourir les dieux !

Non, non, 61a reioe des charmes !

Sa gloire est sans comparaison , Et c'est avec juste raison , Que je veux terminer mes larmes; Aussi bien , après la pitié Qu'en tesmoigne vostre amitié, La mienne auroit mauvaise grâce.

Tay-toy donc, ma musette, icy, Et dy seulement à voix basse Qne je voudrais finir ainsi.

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