ACTE II, SCÈNE V
secret : va. (Sort Lancelot.) — Messieurs, voulez-vous vous préparer pour la mascarade de ce soir? Je suis pourvu d'un porte-flambeau.
SALARiNo. — Oui, vraiment, j'y vais sur-le-champ.
SALANio. — ^Et moi aussi.
LORENzo. — ^Venez nous trouver, Gratiano et moi, dans quelque temps, au logis de Gratiano.
SALARINO. — C'est bon, nôusnV manquerons pas.
(Salarinoet Salanio sortent.)
GRATIANO.— Cette lettre ne venait-elle pas de la belle Jessica?
LORENZO. — Il faut que je te dise tout : elle m'instruit de la manière dont il faut que je l'enlève de la maison de son père, me détaille ce qu'elle emporte d'or et de bijoux, l'habillement de page qu'elle a tout prêt. Si jamais le Juif son père entre dans le ciel, ce ne sera que par considération pour son aimable fille; et jamais le malheur n'osera traverser les pas de cette belle, qu'en s'autorisant du prétexte qu'elle est la lignée d'un Juif sans foi. Allons, viens avec moi : parcours cette lettre tout en marchant. La belle Jessica me servira de porteflambeau.
(Ils sortent.)