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i9« PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XVI.
ON VEUT FAIUI l'N TROISIEME ROI E!l POLOG?fE. CHARLES XII FART »C SAXE AVEC USA ARMÉE FL0RISSA2ITE, TRAVERSE LA POLOGSE KSI VAIS- QUEl'R. CRUAl'T^S EXERCÉES. CO.IDL'ITE DU CZAR. SCCCtS »l GKARLC5, QUI S^AVANCE ENFIN XftilS LA RUSSIE.
Charles XII jouissait de 9€S saccès dans Alt-Rantstadt, près de Leipsick. Les princes protestants de Fempire d'Allemagne Tenaient en foule lui rendre leurs hommages et lui demander sa prolectiou. Presque toutes les puissances lui enToyaient des ambassadeurs. L'empereur Joseph I*' déférait à toutes ses Tolontés. Pierre alors, voyant que le roi Auguste avait renoncé à sa ]Nrotection et au trône, et qu'une partie de la Pologne reconnaissait Stanislas, écouta les propositions que lui fit Yolkova d'élire on traisiène roi *.
On proposa plusieurs palatins dans une diète à Loblin : on mit sur les rangs le prince RagotsU; c'était ce même prinee Ragotski longtemps retenu en prison dans sa jeunesse par Tempereur Léopold, et qui depuis fut son compétiteur an trône de Hongrie, après s'être procuré la liberté. Cette négociation fut poussée très-loin, et il s'en fallut peu qu'on ne vît trois rois de Pologne à la fois. Le prince Ragotski n'ayant pu réossir, Pierre voulut donner le trOne au grand-général de la république Siuiawski. homme puissant, accrédité, chef d'un tiers partie ne voulant reconnaître ni Auguste détrôné ni Stanislas élu par on parti contraire.
Au milieu de ces troubles on paria de paix, comme on fait toujours. Buzenval, envoyé de France en Saxe, s'entremit poar réconcilier le czar et le roi de Suède. On pensait alors à la cour de France que Charios, n'ayant plus à combattre ni les Russes m les Polonais, pourrait tourner ses armes contre Tem pereur Joseph, dont il était mécontent^ et auquel il imposait des lois dures pendant sou séjour en Sa^e : mais Charies répondit qu'il traiterait de la paLi avec le czar dans Moscou. Cest alors que Pierre dit : u Son frère Charies veut faire i^Uexandre, mais il ue trouvera pas en moi un Darius. >