‹ Œuvres complètes de VoltaireChapitre 332 sur 420 · En russe, Soeza, (Id · texte numérisé non relu

En russe, Soeza, (Id

3. Voltaire avait dit quarante mille, dans le livre IV de V Histoire de Charles XII ; voyez dans ce volume, page 240.

D'abord on attaqaa Farrière-garde de Farmée suédoise près du Tillage de Lesnau, qui a dooné le nom à cette bataille. Ce premier choc fut sanglant, sans être décisif. Leyenhanpt se retira dans un bois, et conserva son bagage ^ le lendemain il fallut chasser les Suédois de ce bois ; le combat fut plus meurtrier et plus heureux : c'est là que le czar, royant ses troupes en désordre, s'écria qu'on tirât sur les fuyards et sur lui-même s'il se retirait Les Suédois furent repoussés, mais ne furent point mis en déroute.

Enfin un renfort de quatre mille dragons arriva; on fondit sur les Suédois pour la troisième fois : ils se retirèrent vers un bourg nonmié Prospock ; on les t attaqua encore : ils marchèrent vers la Desna, et on les y poursuivit Jamais ils ne furent entièrement rompus, mais ils perdirent plus de huit mille honmies, dix-sept canons, quarante-quatre drapeaux : le cxar fit prisonniers cinquante-six officiers, et près de neuf cents soldats : tout ce grand convoi qu'on amenait à Charies demeura au pouvoir du vainqueur.

Ce fut la première fob que le czar défit en personne, dans une bataille rangée, ceux qui s'étaient signalés par tant de victoires sur ses troupes : il remerciait Dieu de ce succès quand il apprit que son général Apraxin venait de remporter^ un avantage en Ingrie, à quelques lieues de Narra : avantage, à la vérité, moins considérable que la victoire de Lesnau: mais ce concours d'événements heureux fortifiait ses espérances et le courage de son armée.

Charles Xll apprit toutes ces funestes nouvelles lorsqu'il était pn^t de passer la Desna dans IL krai ne. .Vaxeppa vint enfin le trouver : il devait lui amener vingt mille hommes' et des provisions immenses, mais il n'arriva qu'avec deux régiments, et plutôt en fugitif qui demandait du secours qu'en prince qui venait en donner. Ce Cosaque avait marché on effet avec quinze à seize mille des siens, leur aj^nt dit d'abon) qu'ils allaient contre le roi de Suède, qu'ils auraient U jrloire d'arrêter ce héros dans sa marche, et que le ciar leur aurait une étemelle obligation d'un si grand service.

A quelques milles de la Dosna, il lexir déclara enfin son projet; mais ces braves gens en euroni horwur: ik ne voulurent point trahir un monarque dont ils n'^x^iient point à se plaindre, pour

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