‹ Œuvres complètes de VoltaireChapitre 374 sur 420 · RÉCEPTION DE PIERRE EN FRANCE · texte numérisé non relu

RÉCEPTION DE PIERRE EN FRANCE

II voyait combien ses alliés étaient jaloux de sa puissance, et qu'on a souvent plus de peine avec ses amis qu'avec ses ennemis.

Le Mecklenbourg était un des principaux sujets de ces divisions presque toujours inévitables entre des princes voisins qui partagent des conquêtes. Pierre n'avait point voulu que les Danois prissent Vismar pour eux, encore moins qu'ils démolissent les fortifications ; cependant ils avaient fait l'un et l'autre.

Le duc de Mecklenbourg, mari de sa nièce, et qu'il traitait comme son gendre, était ouvertement protégé par lui contre la noblesse du pays, et le roi d'Angleterre protégait la noblesse. Enfin il commençait à être très-mécontent du roi de Pologne, ou plutôt de son premier ministre, le comte Flemming, qui voulait secouer le joug de la dépendance imposé par les bienfaits et par la force.

Les cours d'Angleterre, de Pologne, de Danemark, de Holstein, de Mecklenbourg, de Brandebourg, étaient agitées d'intrigues et de cabales.

A la fin de 1716 et au commencement de 1717, Gôrtz, qui, comme le disent les Mémoires de Bassevitz, était las de n'avoir que le titre de conseiller de Holstein, et de n'être qu'un plénipo-

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