septembre 1732. {Id
6. C^était Jacques Forbin de Janson, sacré en lit 1, mort le 13 janvier 1741.
N'en connais-tu pas l'arrogance ?
Mais non, je ne vois plus dans tes mains la balance; Pourquoi devant tes yeux gardes-tu ton bandeau ?
Le parlement d'Aix lit brûler rinstruction pastorale et la chanson et le cardinal Fleury eut la sagesse de faire exiler Pauteur.
L'année 1733 se passa en mandements d'évéques, en arrêté du parlement, et en convulsions. Le gouvernement avait déjà fait fermer le cimetière de Saint-Médard, avec défense d'y faire aucun miracle*. Mais les convulsionnaires allaient danser secrètement dans les maisons, et même chez plusieurs membres du parlement.
Le cardinal, prévoyant qu'on allait soutenir une guerre contre la maison d'Autriche, ne voulut pas en avoir une intestine pour des intérêts si méprisables. Il laissa là pour cette fois la bulle, les convulsions, les miracles et les mandements. Il savait plier, il rappela les exilés. Le parlement, qui avait déjà repris les fonctions de son devoir, rendit la justice aux citoyens comme à l'ordinaire. Le cardinal eut l'adresse de lui renvoyer, par des lettres patentes du roi, la connaissance des miracles et des convulsions. Il n'était besoin d'aucunes lettres patentes pour que le parlement connût de ces farces, qui sont un objet de police. Cependant il fut si flatté de cette marque d'attention qu'il décréta quelques convulsionnaires, quoiqu'ils fussent protégés ouvertement par un président nommé Dubois, et par quelques conseillers qui jouaient eux-mêmes dans ces comédies. Le bruit que faisaient toutes ces sottises fut étouffé par la guerre de 1733, et cet objet fit disparaître tous les autres.
pu PARLEMENT, DES CONVULSIONS, DBS FOLIES DE PARIS JUSQU*A 1752.
Le parlement fut donc tranquille pendant cette guerre heureuse. A peine le public s'aperçut-il que l'on condamna des thèses
i . Voyez le distique qui fut fait dans le temps, à Tarticle Convulsions du DiC' tionnaire philosophique.
souteuueîj^ tm î><>rbottue en faTeur des prétentions ultramontaines, qu ou lit brtW^fr une lettre de Louis XIV à Louis XV, et d'autres 3atir^ itttètMriî^Wtx^. aussi bien que quelques lettres d'évêques CA>Uv^tutK>UMÙ*V(». L*affnire la plus mémorable, et qui méritait le UK>iu:!i il^ l'iMr^, fut celle d'un conseiller du parlement, nommé CW'i «A? ¥v>M^tiM> lUsd'un homme d'affaires. Il était très-ignorant ^1 U^ft^iWv^. dtUuiuché, et sans esprit. Les jansénistes lui tour- ^^*VMl (^ t^t^ î il devint convulsionnaire outré. Il crut avoir vu Uvti ^à^^c)^« el unSuie en avoir fait. Les gens du parti le char- |^V4^I \hui K^"^^^ recueil de miracles*, qu'il disait attestés par ^I^Mt^ wMk^ porsounos. Ce recueil était accompagné d'une lettre ^^ Mk s\w («nrré eut Timbâcillité de signer et la folie de porter {^\ \\\^\\\K^ à VorHallles. Ce pauvre homme disait au roi, dans sa MUv, vv qu'il avait été fort débauché dans sa jeunesse, qu'il avait U^^uii) |iouH8t^ lo libertinage jusqu'à être déiste »» comme si la ^HMU^HiHiMiuoe et Tadoration d'un Dieu pouvaient être le fruit de U ili^lmuehoi main c'est ainsi que le fanatisme imbécile raisonne. [s^ oounelller (larré alla à Versailles, le 29 août 1737, avec son mMli^il et m lettre; 11 attendit le roi à son passage, se mit à genoux, (MHVeulu noM miracles : le roi les reçut, les donna au cardinal himr) » et d(m qu'on eut vu de quoi il était question, on expédia \{W leUh^ do cachet pour mettre à la Bastille le conseiller. On V^l'hMa le leudenuUu dans sa maison à Paris; il baisa la lettre de vwhel eu vrai nuirtyr; le parlement s'assembla. Il n'avait rien dit \\\m\\\ on avait diuiné une lettre de cachet au duc de Bourbon, i^ihoe du MauK <)t pair du royaume, et il fit une députatiou en wveur deilarrtN. Cette démarche ne servit qu'à faire transférer le (M'ImuMiler pr^H d'Avignon, et ensuite au château de Valence, où il |vm( mort fou. Un tel homme eu Angleterre en aurait été quitte \m\v Atre Minié de la nation; il n'aurait pas été mis en prison, oai'ee que ee u'eHt point un crime d'avoir vu des miracles, et que, my\^ oe payn gouverné par des lois, on ne punit point le ridicule. teM eouvuUlonuain^ de Paris mirent Carré au rang des plus Hl'MUdM iHUkruHMeurH de la foi.
Au moU de Janvier 1738, le parlement s'opposa à la canoniualUni lie Vincent de Paul, prêtre gascon, célèbre en son temps. t^ bulle ile oanonisation envoyée par Benoît XIII parut contenir
I. tiVkuU-a«illii C»rré da Montgoron, né on 1686, mort en 1754, est auteur de lu V'#r4l<i iki mirachu opévét à Vint$rc9Ssion de M. de Paris et autres appelants, li;ii^, iu-4^S dpni il publia U Continuation on 17it, et un troisième volume en 1748. Vu À^'iHfé (Im trois volumes de Montgeron sur les miracles de M. de Paris, 1799, )ft valuiusM ivk'U^ » M iUrlbuO à M. Tabbé Jtcquemont, qui l'a désavoué. (B.)
des maximes dont les lois de la France ne s'accommodent pas. Elle fut rejetée ; mais le cardinal Fleury, qui protégeait les frères de Saint-Lazare, institués par Vincent, et qui les opposait secrètement aux jésuites, lit casser par le conseil Tarrêt du parlement, et Vincent fut reconnu pour saint malgré les remontrances : aucune de ces petites querelles ne troubla le repos de la France*.
Après la mort du cardinal Fleury et les mauvais succès de la guerre de 1741, le parlement reprit un nouvel ascendant. Les impôts révoltaient les esprits, et les fautes qu'on reprochait aux ministres encourageaient les murmures. La maladie épidémique des querelles de religion, trouvant les cœurs aigris, augmenta la fermentation générale. Le cardinal Fleury, avant sa mort, s'était donné pour successeur dans les affaires ecclésiastiques un théatîn nommé Boyer, qu'il avait fait précepteur du daujrtiîn. Cet homme avait porté dans son niinistère obscur tonte la pédanterie de son état de moine ; il avait rempli les premières places de l'Église de France d'évôquesqui regardaient la trop fameuse bulle Unigenitus comme un article de foi et comme une loi de l'État. Beaumont, qui lui devait l'archevêché de Paris, se laissa persuader qu'il extirperait le jansénisme. Il engageait les curés de son diocèse à refuser la communion qu'on appelle le viatique, et qui signifie provision de voyage, aux mourants qui avaient appelé de la bulle et qui s'étaient confessés à des prêtres appelants ; et conséquemment à ce refus de communion on devait priver les jansénistes reconnus de la sépulture. Il y a eu des nations chez lesquelles ce refus de la sépulture était un crime digne du dernier supplice; et dans les lois de tous les peuples, le refus des derniers devoirs aux morts est une inhumanité punissable.
' Le curé de la paroisse de Saint-Étienne-du-Mont, qui était un chanoine de Sainte-Geneviève, nommé frère Boitin\ refusa d'administrer un fameux professeur de l'université, successeur du célèbre Rollin. L'archevêque de Paris ne s'apercevait pas qu'en voulant forcer ses diocésains à respecter la bulle, il les accoutumait
1. La bulle de canonisation donnée par Clément XII est du 16 juin 1737 : Vincent de Paul avait été béatifié par Benoit XIII, le 13 août 1729. L^arrêt du parlement, du 4 janvier 1738, supprime la bulle du 16 juin précédent, comme contenant des opinions contraires aux libertés et franchises de TÉglise gallicane. Un arrêt du conseil, du 22 janvier 1738, cassa Tantôt du parlement, et permit la publication de la bulle. (B.)
2. Sur les querelles du parlement et du clergé, de 1750 à 1762, voyez, tome XV, le chapitre xxxvi du Précis du Siècle de Louis XV.
3. Il est nommé Boueltin à la page 331 de la Suite du supplément au nécrologe des défenseurs de la vérité^ faisant le tome V de la collection. ( B.)
. ;: ::vurit sans être com-
...,, .. >.'a ueveu, conseiller
., I,; ;i :; .'':r la sépulture: mais
...,„,, . :.- .'. . r-:. six mois après, à la
Mirn* "'.^»«' ':*i-'-"^' ^^" oncle. Le même
. . ■ rysrir f'f lf> hniics. et lui signifia qu'il ne
„ifi(. ni enterré, s'il ne produisait un
.. 'f|/ir rfiiH Hvait reçu l'absolution d'un
. .^'f ùnji. Ces billets de confession com-
^-r '..'frlVirchevéque. Cette innovation
,. tMji> )e> esprits sérieux comme un
; j. ],c> autres n'en voyaient que le
;-'hrvt\}ue retombait malheureuse-
■^..'ifL-irM décréta le séditieux curé,
: j.r.ii^ne, et le fit mettre pendant
■ :;>ii,'<.-.::> remontrances, très-approuvées - ,' r :ours des innovations de l'archc- . , u .vait se compromettre, laissa une ... .. Micvïi siuis une réponse précise.
' :♦ «ïc^Àiue Beaumont acheva de se rendre
. ^;-. 'îir's, en destituant une supérieure et
. . .•; ^t.'.i<:^ra], placées depuis longtemps dans
:.. ^.>;f j'^ du parlement. Destituer des per-
N, vi> .livtexte de jansénisme, parut une dé-
. ii>^». ♦.v par Tenvie de mortifier le parlement
s*. 0 «x'io de la religion. L'hôpital général
a iu tuoius qui les regarde comme ses fon-
^^ X. ..:*».;iiNit*' Aiv dos magistrats du parlement et de la
..X v...î'«t'N vur lo temporel, et par Tarchevéque de
s •î'îti^'» l^ î ^^ P*'*^ **c fonctions spirituelles atta-
.A o»44.iixx ;.\tt*>:xs^ d'un soin domestique immense ;
^ ^,;^x vu^avuM'ain^ réciter quelquefois le catéchisme
. i...N .».» »K nv,:o soulonait que ces places dépendaient
,.... 'h.Kx u :-,v,îj:no ; les aumônes à l'hôpital cessèrent,