AVIS IMPORTANT
Ou :iO croit obligé, par respect pour le public et pour la vérité, le luctlre au jour uû témoignage irrécusable qui apprendra .^^uciie loi ou doit ajouter à V Histoire de Chaînes XII.
U u> u pas longtemps que le roi de Pologne, duc de Lonuiuo^ se faisait relire cet ouvrage à Commercy; il fut si trappe do la vérité de tant de faits dont il avait été le témoin, et Si imli^uo de la hardiesse avec laquelle on les a combattus dans ^ucUiuos libelles et dans quelques journaux, qu'il voulut fortifier ^^r lo sceiiu de son témoignage la créance que mérite Thistorien; v^ ^uo» ne pouvant écrire lui-même, il ordonna à un de ses ^lïi^udîi ofliciei's de dresser Tacle suivant ^ :
u Nous, lieutenant général des armées du roi, grand maréchal vH^ïi logis de Sa Majesté polonaise, et commandant en Toulois, les vKh^v Barrois, etc., certifions que Sa Majesté polonaise, après ^wùr entendu la lecture de VHistoire de Charles XII, écrite par M, do Voltaire (dernière édition de Genève), après avoir loué le Hi>lo,». de cette histoire, et avoir admiré ces traits... qui carac- UMiwut tous les ouvrages de cet iHustre auteur, nous a fait l'ùouuiHir de nous dire qu'il était prêt à donner un certificat à M» do Voltaire, pour constater l'exacte vérité des faits contenus
i. Col A\ii important, et V Autre Avis qui le suit, sont dans l'édition in-i^' de
\|« HuuUUa.
;U Ou OAl obligt^ de le Taire imprimer ; on a pris seulement la liberté d'épargner «UV >ou\ du lecteur quelques termes trop honorables : on sent assez qu*on ne les ^vi( ^u'à r Indulgence et à la bonté, et on se réduit uniquement au témoignage UgiftuO en ft^vour do la vérité. {Note de Voltaire.) — Ce certificat a été imprime dAua VHistoire i/t* i^ierre /^i" plusieurs années avant la mort du roi de Pologne. (K.) — U a\ait èié imprimé, d^s 1759, dans le premier volume de VHistoire de l'empire ih Hmm sous tHerre le Grand, Le roi de Pologne Stanislas n*est mort qu'en 1100; le cemte do Trossan en 1783. (B.)
AVIS IMPORTANT. Ua
dans cette histoire. Ce prince a ajouté que M. de Voltaire n'a oublié ni déplacé aucun fait, aucune circonstance intéressante; que tout est vrai, que tout est en son ordre dans cette histoire; qu'il a parlé sur la Pologne, et sur tous les événements qui y sont arrivés, etc., comme s'il en eût été témoin oculaire. Certifions, de plus, que ce prince nous a ordonné d'écrire sur-le-champ à M. de Voltaire pour lui rendre compte de ce que nous venions d'entendre, et l'assurer de son estime et de son amitié.
« Le vif intérêt que nous prenons à la gloire de M. de Voltaire, et celui que tout honnête homme doit avoir pour ce qui constate la vérité des faits dans les histoires contemporaines, nous a pressé de demander au roi de Pologne la permission d'envoyer à M. de Voltaire un certificat en forme de tout ce que Sa Majesté nous avait fait l'honneur de nous dire. Le roi de Pologne nonseulement y a consenti, mais même nous a ordonné de l'envoyer avec prière à M. de Voltaire d'en faire usage toutes les fois qu'il le jugera à propos, soit en le communiquant, soit en le faisant imprimer, etc.
<« Fait à Commercy, ce 11 juillet 1759.
« Le comte de Tressan. »