‹ Œuvres complètes der A.F OzanamChapitre 29 sur 243 · Universalité · texte numérisé non relu

Universalité

Ses caractères : L

(Constance.

A. — L'homme, au delà de ses idées changeantes et mobiles; au delà de ses jugements incertains, trouve en lui-même des idées qui ne varient point, des croyances qui ne s'obscurcissent jamais : Vérité, Bonté, Beauté, Cause, Substance.— Dieu, révélé dans la Raison. Participation aux idées divines : Nam et ipsum naturale lumen Ratioms est quxdam participât™ divini luminis. (S. Thoile Aquih. Summa Theolog. Pars. I, q. XII, art. xi, ad tertium.)

B. — Mais ces idés sont aussi des Lois : ridée du Bien se révèle comme obligatoire et comme impersonnelle, comme susceptible de devenir une règle de législation générale. — Dieu vu par la conscience : Droit naturel.

C. — Deux exceptions. — La loi naturelle peut se modifier : en elle-même, selon les temps et les lieux; en nous, par nos erreurs et par nos passions.

Rien n'est arbitraire : dans chaque situation donnée, il y a des rapports actuellement nécessaires; il y a un bien, un mieux présentement possible, — et par conséquent naturel.

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