PARTIE PREMIÈRE. — CHAPITRE V 1 i
La troisième chose, qui fait le troisième fondement, c'est l'amour de la Croix de Jésus-Christ notre Sauveur, que les prêtres portent sur leurs tètes en leurs bonnets carrés, comme leur couronne, leur ornement et leur gloire, pour montrer qu ils doivent tous estimer et aimer la croix, c'est-à-dire toute sorte de privations, d'humiliations et de mortifications, tant intérieures qu'extérieures, de quelque part qu elles viennent, qu'un chacun d'eux puisse dire avec saint Paul: Mihi autem absit gloriari, nisi in cruce Domini noslri Jesn C 'hristi: per quem mihi mundus crue i/i. lus est, et ego mundo1. Si nous regardons et aimons ainsi la croix, et que nous embrassions pour l'amour du très aimable crucifié toutes celles qui nous arriveront, elles purifieront, embelliront, enrichiront et ennobliront nos âmes au-delà de tout ce qui se peut dire, et les rendront agréables à sa divine Majesté.
La quatrième chose, qui est le quatrième fondement, c'est une véritable, solide et très spéciale dévotion à Noire- Seigneur Jésus-Christ et à sa très sainte Mère, auxquels notre Congrégation' appartient comme leur famille, »*t par plusieurs titres.
Premièrement, parce que toute l'Église, comme il a été dit ci-devant, est l'état de Jésus et de Marie, mais le clergé est leur maison et leur famille, et les prêtres sont leurs domestiques.
Secondement, parce qu'elle leur a été offerte, donnée et consacrée dès le commencement, et depuis incessamment.
Fn troisième lieu, d'autant qu'il paraît manifestement qu'ils en ont pris possession, et 1 ont mise en leur appartenance singulière, tant par la bonté avec laquelle ils l'ont protégée et soutenue en son établissement et en son progrès d'une manière extraordinaire, que parles grâces et bénédictions très abondantes qu'ils ont répandues sur elle, et par elle, sur un nombre presque innombrable