‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 125 sur 480 · PARTIE DEUXIEME. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE DEUXIEME. — CHAPITRE II

son esprit le sujet de l'oraison ou quelque bonne pensée, ou bien Ton dira quelque prière vocale. Et ensuite on se mettra à genoux pour adorer la sainte Trinité et Notre- Seigneur Jésus-Christ, soit en disant le Gloria Patri et A dora mus te Christe, soit autrement ; pour saluer la sainte Vierge, son bon Ange, tous les autres Anges et tous les Saints, soit mentalement, soit par quelque prière vocale, chacun selon sa dévotion.

On ne sortira point de sa chambre avec son bonnet de nuit, et qu'on ne soit entièrement vêtu : et quand on en sortira, on cheminera sans bruit, faisant ses actions avec un esprit tranquille et recueilli, pour se disposer à l'oraison.

De cinq heures à six heures en été, et de cinq heures et demie à six heures et demie en hiver, on fera l'oraison en commun, et devant le Saint-Sacrement, tant que faire se pourra.

Immédiatement après, ceux qui sont obligés à l'Office, diront les Petites Heures en commun, au lieu où l'on aura fait l'oraison, pourvu qu'il y en ait du moins quatre ou cinq ■ qui y puissent assister commodément.

Tous les Clercs entendront une messe tous les jours ; ou, s'il se peut, ils la serviront avec les cérémonies extérieures qui sont marquées dans le petit livre qui a été fait pour cela2, et avec toute la dévotion intérieure qui leur sera possible.

Ils communieront tous ensemble, tant que faire se pourra, tous les dimanches et tous les jeudis, et s'il arrive une fête dans la semaine, la communion du jeudi se fera en ce jour-là '.

1. La première rédaction portait « cinq ou six » : le P. Eudes a modifié de sa main.

1. La Manière de bien servir la sainte Messe. Œuvres, tome IV, p. 405 sq.

3. Le V. P. Kudes fut de son temps l'un des propagateurs de la communion fréquente. Les Novices des Ordres religieux, ceua mêmes de la Compagnie de Jésus, ne communiaient alors qo une lois la se-

Tous les Prêtres célébreront la sainte Messe tous les jours, tant que faire se pourra ; ou au moins ils y assisteront, si on ne les juge trop incommodés ou empêchés pour cela.

Tous se confesseront au Confesseur désigné par le Supérieur.

Ayant célébré la sainte Messe ou y ayant assisté, ceux qui auront besoin de prendre quelque chose iront au lieu destiné pour cela, là où Ton gardera le silence.

Le reste de la matinée, chacun se retirera en sa chambre, pour étudier, ou prier, ou faire quelque autre bonne action, ou pour vaquer à ce qui est de son office.

A onze heures et demie, on tintera la cloche, et chacun se rendra aussitôt à la sacristie, pour aller tous ensemble devant le Saint-Sacrement, afin d'y réciter en commun les Litanies et d'y faire l'examen et les autres prières accoutumées. Ce qui se fera en Carême à onze heures et un quart, pour dire Vêpres avant les Litanies.

Après cela on ira au réfectoire.

Chacun servira à table à son tour, quand il y aura un nombre suffisant de personnes, et lira auparavant la manière de bien faire cette action.

Chacun fera aussi la lecture à son tour, et aura soin de lire auparavant ce qui est marqué pour bien faire cette action.

Si le lecteur fait quelque faute en lisant le latin ou le français, soit en la quantité, ou en l'accent, soit en lisant trop vite ou en prononçant mal, le Supérieur, ou celui auquel il aura donné cet office, l'en avertira sur le champ, selon la coutume.

Après dîner, on ira devant le Saint-Sacrement dire les prières accoutumées, ensuite de quoi, ceux qui seront

maine. Si le pieux Instituteur eût vécu de nos jours, où le Souverain- Pontife i >n-,eille à tous les lidèles la communion fréquente et même quotidienne, il l'eût conseillée à plus forte raison à tous les clercs de ton Institut.

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