‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 191 sur 480 · PARTIE CINQUIÈME. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE CINQUIÈME. — CHAPITRE I

souvenant de quelle manière tous les Saints ont fui toutes sortes de charges, de dignités et de supériorités.

Les recherches et brigues de la supériorité seront détestées et abhorrées dans la Congrégation, comme des marques d'une ambition diabolique, et comme le caractère d'une âme superbe et réprouvée.

Si quelqu'un (ce qu'à Dieu ne plaise) se laissait tellement posséder et conduire par le roi de la superbe, qui est Satan, que d'employer les prières ou le pouvoir des externes, ou bien de faire des sollicitations et des brigues parmi ceux de la Congrégation, pour parvenir à quelque supériorité, qu'il soit regardé et traité comme un monstre que l'enfer a suscité pour la ruine de la même Congrégation : et qu'il en soit exclu et chassé au plus tôt, comme une peste abominable, s'il est convaincu de ce crime et s'il n'en fait une pénitence convenable.

Chacun se souviendra que le Roi du ciel ayant voulu être traité en laterrecomme ledernierde tous les hommes, et en porter le nom et la qualité en ces paroles '.Noms* tmus virorum*, il doit mettre toute sa gloire à prendre partout le dernier lieu, à s'abaisser au-dessous de tous, et à se porter volontiers dans les emplois les plus bas et dans les actions les plus viles, selon l'ordre de l'obéissance, comme de balayer, de laver la vaisselle, de nettoyer les souliers, et autres choses semblables.

On évitera l'attache à son propre sens, comme un effet et une marque de superbe : Nihil per contentionem, neque jior inanem cfloriaw -.

Pendant que le Supérieur reprendra ou avertira quelqu'un de ses fautes, il demeurera découvert et en silence, et recevra ces répréhensions et avertissements avec esprit d'humilité, de soumission et d'action de grâces, prenant le parti de Dieu en la personne du Supérieur contre soimême pour s'accuser et se condamner, et non pas le par-

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