PARTIE SIXIÈME. — CHAIMTKE Mil
A la sortie de cette maison, ou bien on enverra tes Jeunes dans le Collège, pour y faire quelque classe ; ou bien on les fera étudier en philosophie, s'il en est besoin, ou en théologie ; ou bien on les exercera à faire le catéchisme ; ou à confesser, s'ils sont prêtres et qu'ils aient les qualités requises, soit aux missions, soit dans nos maisons ou ailleurs; ou bien on leur donnera quelque emploi dans les exercices du Séminaire ; ou bien on les mettra dans une autre maison, pour y faire ce qui leur sera prescrit : le tout selon Tordre du Supérieur de la Congrégation, ou de ceux à qui il en donnera commission
Soit qu'on les envoie dans le Collège, ou aux Missions ou dans le Séminaire, ou autre part, ils vivront selon les règles du lieu et de l'emploi où ils seront.
Quelque part qu'ils aillent et en quelque emploi qu'ils soient, ils s'efforceront de conserver partout lesprit d'oraison, de recueillement, de piété, de mortification, de modestie, et surtout d'humilité et d'obéissance, qu'ils ont pris dans la maison de probation ; et d'être des exemplaires de toutes sortes de vertus et de perfection.
Ils ne recevront ni n'écriront point de lettres sans les montrer au Supérieur du lieu où ils seront.
Il aura un soin très particulier de veiller sur eux et sur leurs déportements, et de leur parler en particulier, du moins une fois par mois, pour leur demander compte de leur oraison, de leurs lectures, de leurs études et de leurs dispositions intérieures; et pour faire connaître ensuite leur état au Supérieur de la Congrégation
Il les exercera et éprouvera particulièrement en l'humilité et en l'obéissance.
Il prendra soin aussi de leur santé, et de les prévenu en tous leurs besoins.
A la lin de leur seconde année, leur Directeur les eiaminera sérieusementet soigneusement, pour >avuir dnix s'ils persévèrent dans la résolution de servir Dieu toute
leur vie dans la Congrégation, et de suivre exactement ses règles.
S'ils se trouvent assez forts de corps et d'esprit pour les fonctions qui s'y pratiquent.
S'ils ont point quelque peine d'esprit ou quelque répugnance là dessus.
Surtout s'ils sont bien résolus de se laisser entièrement conduire par l'obéissance.
Après cela il écrira leurs dispositions au Supérieur de la Congrégation.
A la fin de la troisième année, le Supérieur de la maison où ils seront, fera encore la même chose.
Le temps susdit de la probation, qui est de trois ans et trois mois, pourra être abrégé par le Supérieur de la Congrégation, de quelques moisoud'un an : ce qu'il ne fera pourtant pas facilement, mais rarement et pour des causes fort considérables, comme par exemple en faveur d'une piété rare jointe à une obéissance extraordinaire, ou de quelques autres vertus et dons de Dieu fort excellents qui se rencontreraient en quelqu'un, ou pour quelques autres raisons qui regarderaient une plus grande gloire de Dieu et un avantage signalé pour la Congrégation.
Le même temps pourra aussi être prolongé par le dit Supérieur, quand il le jugera nécessaire pour éprouver davantage la persévérance de quelques-uns, de la fermeté desquels on aurait sujet de douter, et pour les exercer plus longuement dans les vertus qui sont nécessaires à ceux qui doivent être membres du corps de la Congrégation.
Le même Supérieur pourra encore permettre à quelquesuns d'étudier en la seconde année de leur probation ; ce qu'il ne fera néanmoins que rarement, et pour des causes très importantes à la gloire de Dieu et au bien de la Congrégation et de ceux à qui il donnera cette permission. Mais en ce cas, il les fera sortir de la maison de probation