‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 259 sur 480 · PARTIE SIXIEME. — CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

PARTIE SIXIEME. — CHAPITRE XIII

progrès qu'ils font ; de les porter à s'exercer dans les disputes publiques, quand il les en jugera capables ; et de les obliger aussi à en faire de particulières, dans la maison, en quelque jour de la semaine, là où l'un d'entre eux soutiendra quelques thèses, et les autres argumenteront, en la présence du même Préfet ou de quelque autre, qui présidera à cette action pour la diriger, pour résoudre les difficultés, pour modérer la chaleur de la dispute, pour la terminer quand il en sera temps, et pour partager tellement le temps entre ceux qui doivent argumenter, que chacun ait lieu de le faire, afin que parce moyen tous les esprits soient exercés, et que les choses difficiles soient éclaircies.

Mais, dans ces disputés, chacun doit avoir grand soin de renoncer entièrement à son propre esprit, el de se donner fortement à l'esprit humble, doux el modeste de Xotre-Seigneur, pour ne se laisser pas emportera 1 aigreur, à la contestation et à la vanité ; mais pour imiter sa douceur, sa modestie et son humilité: lui protestant dans son cœur qu'on ne veut pas disputer pour vaincre,, ni pour faire ostentation de sou esprit ei de sa suffisance, mais pour obéir à sa divine volonté, et pour trouver la vérité, à la gloire de celui qui est la vérité essentielle et éternelle.

Chacun ayant achevé le cours de philosophie ou de théologie, soit scolastique, soit morale, on lui donnera quelque temps, faut qu'il sera possible, pour la répéter en son particulier, lisanl avec ses écrits, s'il en a, un ou plusieurs auteurs, tels que le Supérieur ou le Préfel des études jugera à propos ; et faisant même nu abréjj on le trouve bon, des choses principales qu'il aura étudiées : ce qui ne se doit permettre qu'à ceux qui ont l'esprit plus éclaire, et qui ont excellé dans leurs éludes, du travail desquels les autres Se pourront servir.

A la fin des études, le 3 ipérieur de la maison écrira au Supérieur de la Congrégation le progrès que chacun \

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