‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 332 sur 480 · CHAPITRE V Les officiers de 1 Assemblée générale · texte numérisé non relu

CHAPITRE V Les officiers de 1 Assemblée générale

Ui ami la Congrégation sera réunie en corps, par députés, dans une assemblée dûment el tégrtlmem< nt convoquée, selon les règles qui sonl ici prescrites sut ce sujet, alors le Supérieur de la mên cation, sera

entièrement soumis à sa puissance <t autorité, et ob

de suivre la pluralité des suffrages en toutes choses. Sa voix néanmoins sera comptée pour deux dans la dite Assemblée4.

Il sera le premier Officier de l'Assemblée, dont Notre- Seigneur Jésus-Christ sera reconnu et adoré pour le vrai et primitif Supérieur, et pour le souverain Président. Pour marque de quoi on dressera, au lieu où l'Assemblée sera convoquée, un oratoire où sera l'image de Jésus crucifié, et au-dessous celle de la très sainte Vierge, et sur l'oratoire la sainte Bible.

En cas d'absence pour quelque cause que ce soit, ce premier Officier pourra nommer un autre en sa place.

Quand il s'agira de quelque chose qui le concerne en son particulier, il sera prié de se retirer, et le premier Consultant élu par l'Assemblée prendra sa place. Que si la chose proposée regarde non seulement sa personne, mais son administration, ses Assistants, comme y ayant eu part, se retireront aussi avec lui, afin que la compagnie demeure en toute liberté.

Celui qui tiendra sa place en son absence aura la même autorité que lui et le même pouvoir, excepté qu'il n'aura qu'une voix.

L'Assemblée aura trois Consultants, lesquels, avec le premier Officier, auront soin de recevoir toutes les propositions qui seront faites par les particuliers, de les examiner par ensemble, et, de l'avis du dit premier Officier, juger si elles méritent d'être mises en délibération dans l'Assemblée ; et en ce cas, le premier Consultant sera destiné pour en faire l'ouverture à la même Assem-

1 . A la première Assemblée générale de l'Oratoire, le P. de Condren fit voter la résolution suivante : « La puissance et autorité suprênie et entière de la Congrégation réside dans le corps de la Congrégation dûment assemblée, à laquelle le Général même demeure soumis, et est obligé de suivre la pluralité des suffrages en toutes choses, sa voix néanmoins comptée pour deux ». Cité par Perraud, V Oratoire de France, cb. 7.

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