PARTIE ONZIÈME. — CHAPITRE III
comme le Supérieur primitif et le véritable Père de cette Congrégation, vous rendant grâces infinies de L'avoir établie dans votre Église, et d'avoir bien daigné la prendre sous votre protection et conduite spéciale, et la mettre sons la sauvegarde et direction de votre sainte Mère; vous demandant pardon du pins profond de nos cœurs de toutes les offenses que nous y avons commises contre vous, avec une ferme résolution de vous être plus fidèles à l'avenir ; et vous protestant pour nous, et, autant qu il est en nous, pour ceux qui nous succéderont, que dous ne voulons être, ni vivre, ni dire, ni penser, ni faire quoi que ce soit, que sous votre autorité et conduite.
Et moi N. je reconnais en la face du ciel <jt de la terre queje suis infiniment indigne, non seulement de faire aucun office quel qu'il ^oit en cette même Congrégation ; mais même que 1 on m'y soutire un seul moment. Néanmoins, puisqu'il vous plait, mon Sauveur, que j'y exerce la charge qui m'a été imposée de votre part, par la sainte obéissance, j'adore votre très sainte volonté el me soumets entièrement à ses ordres, en L'honneur el union delà résignation très parfaite avec laquelle vous avez accepté la charge très onéreuse que votre Père vous a donnée quand il vous a établi Chef el Supérieur de Eglise.
Mai> comme c'est d<> votre main adorable que je re celte croix très pesante, dans la oon fiance que j'ai en votre immense bonté que vous m'aiderez à la porter : aussi je vous proteste que je von- reconnaîtrai el honorerai toujours comme le vrai el légitime Supérieur de cette Congrégation, el que je prétends n'être en cette place que comme un néanl qu'il vous plaira remplir de vous-mêm \ mon Dieu, par votre infinie miséricorde ; et que je n'y veux rien faire qu'en votre nom. selon voa intentions el par la conduite de votre Espril : el que, moyennant votre grâce, je désire m'employer de tout mon pouvoir à observer (,i faire observer toutes Le
Règles et Constitutions qui y sont, afin d'y établir par ce moyen le règne de votre très sainte volonté.
Pour cet effet, je renonce de tout mon cœur et pour jamais à mon propre esprit et à tout ce qui est de moi, et je me donne totalement à vous et à votre divin Esprit, vous suppliant, ô mon Jésus, de m'anéantir entièrement, et de vous établir en moi, afin que vous régissiez et gouverniez vous-même cette famille selon votre bon plaisir.