PARTIE DOUZIÈME. — CHAPITRE l
tion, et qu'ils aient acquis de l'expérience dans l'administration de quelques autres moindres offices.
Qu'ils soient fort exercés dans les choses spirituelles, et spécialement dans l'oraison.
Qu'ils soient très affectionnés à la Congrégation et à la fin pour laquelle elle est établie, et très zélés à observer et faire observer ses règles.
Qu'ils soié*nt doués d'une science suffisante pour exercer cette charge.
Qu'ils soient remplis de charité et de mansuétude ; et qu'ils sachent aussi mêler la sévérité avec la douceur, quand il en est temps.
Qu'ils soient estimés et aimés, tant de ceux de la Congrégation que des externes.
Qu'ils aient un grand amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, une spéciale dévotion à la très sainte Vierge sa Mère, une ardente affection pour l'Église et pour toutes les choses ecclésiastiques, et une singulière vénération et soumission pour Monseigneur l'Illustrissime Évèque diocésain.
Qu'ils ne soient ni trop jeunes ni trop vieux.
Qu'enfin ce soient des modèles de piété et des exemplaires de toutes sortes de vertus.
Si on n'en trouve pas qui aient toutes ces qualités au point qu'il serait à souhaiter, il faut choisir ceux qui ont le plus de vertu et de piété, pourvu qu'ils aient le jugement bon.
Le temps des Supérieurs particuliers de chaque maison sera de trois ans seulement, si quelque nécessité considérable et pressante n'oblige le Supérieur de la Congrégation de les continuer, mais pour peu de temps, et à condition qu'il pourra les décharger ou déposer toutes fois et quantes qu'il le jugera nécessaire ou convenable pour le bien de la Congrégation ou pour leur bien particulier.