PARTIE DOUZIÈME. — CHAPITRE V oÛ
en son temps les fenêtres publiques, et de mettre de l'eau aux lieux où on lave les mains.
11 s'étudiera avec une affection particulière de mainte. nir tous les esprits de la Communauté dans une grande union entre eux, parle moyen d'une cordiale charité, et avec le Supérieur par le moyen d'une parfaite obéissance; et s'il reconnaît quelques froideurs entre quelques-uns, il fera tout son possible pour y remédier au plus tôt; et s'il ne peut pas, il le déclarera au Supérieur.
Quand il apercevra quelques peines ou indispositions en quelqu'un au regard du Supérieur, il tâchera de le pacifier et de le faire rentrer dans les sentiments de respect, de soumission et d'affection qu'il doit avoir pour celui qui lui tient la place de Dieu : el dans ces occasions et autres semblables, il s attribuera autant qu'il pourra la cause des mécontentements que les particuliers auront, et le sujet des plaintes qu'ils feront du Supérieur, afin de l'en décharger, comme les membres s'exposent à recevoir les coups que l'on veut donner à leur chef, afin de l'en garantir.
Quand le Supérieur aura à s'absenter pour quelque temps, il prendra de lui. avant qu'il parte, l'ordre des chosesôrdinaires et communes qu'il devra faire. Si, duranl son absence, il arrive quelque chose d'extraordinaire, qui soit si pressée qu'on ne puisse attendre son retour -angrand inconvénient, il pourra, après en avoir conféré avec le second Assistant et quelques autres des anciens qu'il jugera à propos, faire en cette occasion ce qu'on croira être selon l'intention du même Supérieur et sitôt qu'il sera de retour, il lui déclarera ce qui aura été tait.
Quand on fera l'humiliation au vendredi, il baillera au lecteur de ce jour-là les règles qu'il faudra lire, lui marquanl celles dont il fera la lecture.
Tous les soirs, il verra >i toutes les portes seronl bieD fermées, et il en prendra les clefs "U les portera au Supérieur, selon l'ordre qu'il en aura de lui.
Ce qu'il ne pourra pas faire commodément par luimême, il priera le second Assistant de le faire, ou celui que le Supérieur lui donnera pour l'aider : auquel il laissera les règles de son office, quand il s'absentera, afin qu'il supplée à son défaut ; mais celui-ci ne quittera point pour cela sa place ordinaire.