CHAPITRE VII
L'office de l'Aide ou Moniteur, tant du Supérieur général, que des particuliers.
Son office sera d'avertir sincèrement el Bdèiemenl le Supérieur des fautes qu'il commettra en sa cl. en sa personne ; et chacun pourra s'adresser à lui pour avertir le même Supérieur par son moyen.
Il ne l'avertira pourtant pas toujours, ni de boutes les choses que les particuliers lui suggéreront, ni «le toutes celles qui lui viendront en la penser ; el il prendra garde de n'importuner point son esprit par de trop fréquent inutiles avertissements, et pour des fautes léger sagères et qui ne tirent point à conséquence : mais il l'avertira seulemenl des choses qui seront importantes, el spécialement de celles dont la plus grande partie des Assistants et anciens de la Communauté demeureronl d'accord qu'il doit être averti. Enfin il exercera c avec grand respect, prudence, charité <'t humilité, el après avoir beaucoup recommandé le t«>ut à Dieu.
Quand il aura averti le Supérieur d'une chose de cette nature, et qu'il n'y remédiera point, il sera de son office de réitérer plusieurs fois l'avertissement, avec la mo tie el le respecl convenable. Si cela ne produil aucun fruit, alors il en donnera avifl ru Supérieur de la •
gation, afin qu'il y apporte le remède qu'il jugera à propos. S'il s'agit de ce même Supérieur, son Moniteur en avertira ses Assistants.
Il prendra garde qu'à l'occasion de son office, le respect, l'obéissance et la soumission qui est due au Supérieur, tant par lui que par les autres, ne souffre aucune diminution ou altération, ni en l'extérieur, ni en Tintérieur ; au contraire, il s'efforcera de servir en cela même d'exemple à toute la Communauté, de telle sorte néanmoins que ce respect ne lui ôte pas la liberté avec laquelle il doit exercer ce même office.
Jamais il ne donnera connaissance au Supérieur de ceux qui l'auront prié de l'avertir ; ni ne dira non plus à personne ce qu'il aura dit au Supérieur, ni ce que le Supérieur lui aura répondu.
Si néanmoins les Assistants et anciens de la maison lui donnaient commission par un commun consentement de dire quelque chose d importance au Supérieur, <■? qu'ensuite ils l'interrogeassent de ce qu'il aurait fait, A serait obligé en ce cas, de leur rendre compte de son office.