PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE II
Si les dites burettes sont seulement d'étain, il suffira de les faire fourbir avec du sablon, quand elles en auront besoin. Mais outre cela, soit qu'elles soient d'étaiu. ou d'argent, ou de verre, on les lavera tous les jours par dedans avec de l'eau nette.
L'eau qui servira à laver les calices et patènes, corporaux et purificatoires, sera jetée dans un lieu saint.
Les chandeliers, croix et encensoirs d'argent qui serviront souvent, seront nettoyés comme il a été dit des calices. S'ils ne servent que rarement, il suffira qu'après qu'ils auront servi, on les nettoyé avec un drap ou linge, avant que de les renfermer. S'il y a quelque tache causée par le feu ou autrement, elle se pourra ôter en la lavant avec de la lessive bouillie avec du sel.
Les chandeliers d'airain ou d'autre métal seront fourbis une fois par an de la même façon, ou bien avec du sablon bien délié et pulvérisé.
Le tabernacle, les images, peintures et pavillons, seront époussetés une fois la semaine, avec une queue de renard, ou chose aussi douce. Les nappes des autels seront nettoyées tous les jours de la même façon, et celles de dessus sera changée tous les mois.
Les corporaux et purificatoires, les aubes, les amicts, les essuie-mains de l'autel, les surplis et les nappes de communion, seront toujours tenues bien blanches et proprement pliées, quand on les renfermera .
Parce que l'empois mange le linge qui demeure trop longtemps empesé, on ne fera empeser à chaque fois qu'un petit nombre de corporaux, lesquels on lavera quand il- ne seront plus en état de servir, après en avoir fait blanchir et empeser d'autres pour mettre en leur place.
Les chasubles, chapes, tuniques, voiles, parements d'autels et autres semblables ornements, seront soigneusement gardés, tirés et étendus, en des armoires coffres à ce destinés ; et on les visitera de temps en temps
pour empêcher qu'ils ne se gâtent ou moisissent, et pour les mettre à l'air quand il fera beau temps, deux ou trois fois par an, ainsi qu'il a été dit, ou plus s'il en est besoin.
Il y aura, dans la sacristie, un vase de cuivre ou d'airain, pour laver les corporaux et purificatoires, les calices et patènes, duquel on ne se servira à aucun usage profane.
Le Sacristain écrira ou fera écrire ce qui suit sur de la carte, en lettres assez grosses et bien lisibles, pour les prêtres externes qui viendront dire la messe dans notre église ou chapelle, et l'attachera à un lieu qui soit directement devant leurs yeux, afin qu'ils ne puissent éviter de le voir :