‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 427 sur 480 · PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE X Soi · texte numérisé non relu

PARTIE TREIZIÈME. — CHAPITRE X Soi

Il ne permettra point aux convalescents de se lever du lit, qu'après l'ordre du médecin ; et il aura soin de leur donner, autant que faire se pourra, les choses qu'il ordonnera pour leur nourriture, autant de temps que le Supérieur le trouvera bon.

Comme il doit apporter beaucoup de diligence pour rendre aux malades toute l'assistance qu'on doit attendre d'une parfaite charité : aussi il doit prendre garde que le travail immodéré, les veilles excessives et les maladies contagieuses n'endommagent sa santé et celle de ceux qui lui aident en son office.

Quand il saura qu'un malade sera en péril de mort, il en avertira aussitôt le Supérieur, afin qu'on le dispose de bonne heure à recevoir tous les Sacrements, que l'on fasse plusieurs prières pour lui, et qu'on lui aide en toutes les manières possibles à mourir saintement.

Si quelqu'un est longtemps détenu au lit sans péril, il donnera ordre de le faire communier tous les huit jours, s'il n'y a quelque raison qui, au jugement du Supérieur, y mette empêchement.

Quand quelqu'un sera décédé, il pourvoira avec l'Économe, et par l'ordre du Supérieur, à tout ce qu'il faudra faire pour ensevelir son corps, et pour l'enterrer selon la coutume du pays, après l'avoir gardé décemment l'espace de vingt-quatre heures, si ce n'est qu'à cause de la mauvaise odeur qui en sortirait, ou pour quelque autre raison importante, le Supérieur juge qu'on puisse abréger ce temps.

S'il y a un Préfet de la santé établi, il lui obéira en tout ce qui regarde cet office. S'il n'y en a point, il I exer lui même et en gardera les règl

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