‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 3)Chapitre 1 sur 240 · VANNES IMPRIMERIE LÂFOLYE FRÈRES · texte numérisé non relu

VANNES IMPRIMERIE LÂFOLYE FRÈRES

APPROP,\TIONS

De horum scriptorum omnium revisione actum fuit in ordinariis Sacrorum Rituum Congregalionis Gomitiis ad Vaticanum subsignata die habilis. Eminentissimi porro et Reverendissimi Patres sacris tuendis Ritibus preepositi, ad relationem Eminentissimi et Reverendissimi D. Gard. Joannis Baptistse Pitrse, Causse Ponentis,scripta accurata Theologica Censura communita proponentis, post auditum voce et scripto R. P. D. Laurentium Salvati S. Fidei Promotorem, decernendum statuerunt : Nihil obstare quominus procedi possit ad ulteriora... Die 7 decembris 1878.

Facta postmodum de praemissis SS°^° Domino nostro

Leoni Papae Xlll p.er infrascriptum Secretarium relatione,

Sanctitas Sua sententiam Sacr* ipsius Congregationis

ratam habuit et confirmavit. Die 19 iisdem mense et anno.

D. Card. Bartholinius, 6\ R. C. Prxf.

Placidus Rolli, s. R. C. Secret.

Après avoir fait examiner l'ensemble des OEuvres du Vénérable Jean Eudes, éditées avec des introductions et des notes, j'en autorise la publication.

Paris, 21 février 1905.

A?JGE Le Doré, Super, de la Cong. de Jésus et Marie.

Imprimatur.

Parisiis, die 24 februarii, 1905.

G. Lefebvre, Vie. gén.

LES PETITS OEEICES

INTIIODUCTIOIV

Ouli'c les niamls Oriicos tlii \i. Jean l']ml('s, nous possédons (Micore six petits OtTicos, dont (juatro sans le(;ons ni psaumes, analogues au petit Office de l'ininiaeulcie Conception' ; et deux autres à trois leçons et av(^c psaumes, à l'instar du petit Office de la sainte Vieiiie inséré au Bréviaire* romain.

l. Offices sans i»sAL>n:s. Les petits Offices sans psaumes ni leçons sont ceux de l'Immaculée Gonceplion, de la Sainte Enfance de la B. Vierge, du très saint (keur de Marie, et du divin Cœur de Jésus.

Le Bienheureux a publié les deux premiers dans son livre de \ Enfance admirable de la Mère de Dieu.

1^ Petit Office de rimmaciilèr Conception. Nous avons dit avec quelle dévotion le P. Eudes faisait célébrer la fête de la Conception immaculée de la très sainte Vierge, qu'il regardait comme la première fête de son Cœur très pur. N'ayant point composé de grand Office pour célébrer ce mystère, parce qu'il en avait trouvé la fête déjà établie dans l'Eglise, il voulut s'en dédommager (mi chantant les

1. Ce petit r)frice Salve mundi Domina, est attribué à un fils de saint François, Bernardin de Bnsto, qui vivait à la fin du XV* siècle. Propagé par saint Alphonse Rodriguez, frère coadjuteur de la Compagnie de Jésus, il était déjà très répandu à l'époque où écrivaitle P. Eudes. La Sacrée Congrégation des Rites l'a approuvé en 1873. On le trouve dans la plupart des Heures des Congrégations de la sainte Vierge.

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prérogatives do Marie immaculée dans un petit Office, pour lequel il cisela avec amour des hymnes d'une grande beauté, et qui ont une allure plus moderne que celles du franciscain Bernardin de Busto. L'hymne des Vêpres, écrite sur le rythme de VAve maris slella est particulièrement remarquable. L'oraison rappelle celle que le Bienheureux fait réciter chaque jour à ses fils, pour demander la pureté de l'ànie et du corps par l'intercession de la Vierge sans tache.

2. Petit Office de la sainte Enfance de Marie. — Le P. Eudes a extrait ce petit Office de celui qu'il avait composé pour la fête du 12 octobre, oii il célébrait les mystères, les excellences et les vertus de Marie Enfant. 11 y a seulement ajouté une hymne de trois strophes : Mémento Jesu parviile, pour les petites Heures, et où se trouvent ces vers gracieux :

Infans iMaria, Joachim Anna^que proies, Seraphim Regina, praesta servulos Parvam sequi te parvulos.

11 recommandait aux pieux fidèles de réciter ce petit Office chaque jour durant le mois destiné à honorer la sainte Enfance de Marie, du 8 septembre au 8 octobre, et de plus le 8 de chaque mois, qu'il consacrait à ce mystère.

Quelques Communautés de Carmélites, qui ont épousé la dévotion à Marie Enfant, et ont fait ériger dans leurs chapelles une Confrérie en son honneur, ont adopté pour cette Association le petit Office du P. Eudes, qu'elles ont fait imprimer avec la traduction française, et elles aiment à emprunter les accents du Bienheureux pour glorifier et faire honorer leur aimable petite Reine.

IMHODIJCTION .>

'i. I^rlils ()f/ic('s (1rs Sarrrs ('fn/rs t/r Jrsus cl dr Marie. — (loinmc celui de la saiiilc luifaiice, h»s deux polils oriiccs des Sacn^s Cœurs sonl cxtrails in((''^raleiiieiil des grands Oflices composes par le IV liliides. Ils onl des hymnes pF'opres, de ciiKj strophes, à chacune des Heures, ce qui en porte le nombn^ à luiil, le Hicnheureux faisant d(» Laudes une Heure distincte de Matines, contrairement à ce (jiii se pratique d'ordinaire dans ces sortes d'Oflices. Ces hymnes ne sont aXitres que celles des grands Oflices, mais divisées el arrangées dans un ordre un peu dill'éi'enl.

Cet agencement a-l-il été fait pnr le Bienheureux lui-même? Oui certainement, en ce qui concerne l(^ petit Office du saint Cœui' de Marie; car il l'a lui-même publié, en 166G, dans le petit livre de la Dévotion an trh sainl Cœur de la très précieuse Vierge, qu'il lit imprimer à Paris chez Florentin Lamberl ' ; et, dans la première édition des Gonstilulions de Notre-Dame de Charité, imprimée en 1()70, il en prescrit la récitation quotidienne aux Sœurs Converses de cet Institut'.

Sans être aussi affirmatif en ce qui concerne le l)etit Office du divin Cœur de Jésus, nous croyons qu'il a été aussi arrangé par rautéur même du grand Office ; car, dans tous les anciens Manuels à l'usage, soit des Su3urs Converses de Notre-Dame de Charité, soit de la Confrérie des Sacrés Cœurs, on retrouve toujours les deux petits Ofhces imprimés l'un à la suite de l'autre, et les monastères de Notre-Dame de Charité de Rennes^ d'Hennebont et de Guingamp, qui ne furent pas, comme celui de Caen, empêchés (l'abord de célébrer les deux fêtes des Sacrés Cœurs,

1. Cf. Œuvres, tome VIII, p. 413. — -2. OEuires, tome X, p. 87,

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(lurent se seivir de ces ])ctits Offices dès leur fondalion et avant la mort du pieux Instituteur ^

Ces deux petits Offices ont été reproduits mainte et mainte fois, et plus encore que les grands Offices du 1*. Eudes, dans une multitude de livres et d'opuscules sur la dévotion aux Sacrés Cœurs, imprimés soit à la lin du XVII^ siècle, soit dans le courant du XVIII^. Bon nombre d'auteurs qui ne les ont pas reproduits intégralement, leur ont du moins emprunté les hymmes en tout ou en partie, comme ion peut s'en convaincre en examinant les deux petits Offices du saint Cœur de Marie reproduits par le P. Nilles, S. J., dans son livre De rationihus festorum iilriusqiœ Cordis. Dans le premie^^ toutes les hymnes et l'oraison de Matines sont celles du Bienheureux ; les antiennes, une partie des versets^ et les autres oraisons qui diffèrent à chacune des Heures, sont évidemment dune autre main. Dans le second \ 9 strophes des hymnes, sur 17, sont empruntées au P. Eudes. On retrouve également^ au cours du XVIIP et du XIX^ siècles, une multitude de traductions, soit en prose, soit envers, des petits Offices des Sacrés Cœurs composés par le Bienheureux. Nous ne sommes d'ailleurs nullement étonnés de cotte vogue et de ces nombreux emprunts, car ces Offices ne le cèdent ni en poésie, ni en élévation (Le sentiments, ni surtout en piété à tout ce qui a été composé plus tard en ce genre.

11 s'est fait, il y a une vingtaine d'années, une nouvelle traduction française des petits Offices des Sacrés Cœurs, avec versification des hymnes, dans le but de les vutgariser en les faisant chanter ou réciter dans les différentes classes des monastères

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