‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 3)Chapitre 101 sur 240 · AD MATUTINUM · texte numérisé non relu

AD MATUTINUM

Hymnus, Nostri Joannis gloria, ut in 1. Vesp.

In I. NocTURNO De Epistola Beati Pauli Apostoli ad Romanos. Lectio I. Cajj» 6 et 8.

uicuMQLE baptizati sumus in Christo Jesu, in morte ipsius baptizati sumus. Consepulti enim sumus eum

OfKICE DU HrL:NnEl IU:i!.\ JKAN EUDES 213

Les droits du Prince des ApAtres, Les droits sacrc^s de Pierre, Il les défendit toujours victorieusement, Ce prêtre qui vécut sans reproche.

A.UX Cœurs de Jésus et de Marie Il se dévoua corps et àme, Et leur rendit des honneurs et un culte Que l'Église approuva.

Gloire suprême en soit au Très Haut Dans les siècles de l'éternité, Et que les joies du ciel, les seules vraies, Nous soient accordées par l'intercession de Jean.

Ainsi soit-il.

A Magnificat^ Antienne. Dieu l'a trouvé selon son cœur, car il accomplit en toutes choses le bon plaisir divin avec un grand cœur et une volonté énergique.

Oraison

ODiEU, qui avez donné au Bienheureux Jean, votre Confesseur, une ardeur admirable pour propager le culte liturgique des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, et qui avez voulu, par son entremise, grouper dans votre Église de nouvelles familles religieuses, accordez-nous, nous vous en supplions, que celui dont nous vénérons les pieux mérites, nous instruise et nous fortifie par l'exemple de ses vertus. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.

A MATINES

Hymne. Que de notre Jean on chante partout la gloire, comme aux /''''* Vêpres.

Au P'" Nocturne

De l'Épître du Bienheureux Apôtre Paul aux Romains.

Leçon I. Chap. 6 et 8.

TVTOUS tous qui avons été baptisés dans le Christ Jésus, ^^ nous avons été baptisés dans sa mort. Avec lui, par le

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illo per baptismum in mortem, ut quomodo Christus surrexit a mortuis per gloriam Patris, ita et nos in novitatevitae ambulemiis. Si enina complantati facti sumus similitudini mortis ejus, simul et resurrectionis erimus ; hocscientes, quia vêtus homo noster simul crucifixus est, ut destruatur corpus peccati et ultra non serviamus peccato. Qui enim mortuus est, justificatus est a pe^^cato.

Lectio IL

SI autem mortui sumus cum Christo. credimus quia' simul etiam vivemus cum Christo : scientes quod Christus resurgens ex mortuis jam non moritur, mors \\\v ultra non dominabitur. Quod enim mortuus est peccato, mortuus est semel : quod autem vivit, vivit Deo. Ita et vos, existimate vos mortuos quidem esse peccato, viventes autem Deo, in Christo Jesu Domino Nostro. Non ergoregnet peccatum in vestro mortali corpore, ut obediatis concupiscentiis ejus.

Lectio III.

SI autem Chritus in vobis est, corpus quidem mortuum est propter peccatum, spiritus vero vivit propter jus^ tificationem. Quod si spiritus ejus qui suscitavit Jesum a mortuis, habitat in vobis, qui suscitavit Jesum Christum a inortuis vivificabit et mortalia corpora vestra, propter inhabitantem Spiritum ejus in vobis. Ergo, fratres, debitores sumus non carni, ut secundum carnem vivamus. Si enim secundum carnem vixeritis, moriemini ; si autem spiritu facta carnis mortitîcaveritis, vivetis. Quicum-^ que enim spiritu Dei aguntur, ii sunt filii Dei.

OFFICK DU lUKNilKl MA \ JEAN KlFïES :2i'.>

haptômo, nous avons donc 0\(\ cnsevolis dans sa nnort(l), afin quo, de moine que le (llirisl est ressuscita' d'entre les morts par la gloire de son Père, nous marchions nous aussi dans une vie nouvelle. Car si nous avons été grefïes sur lui par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit en nous, et que désormais nous ne soyons plus asservis au péché; car celui qui est mort est afFranchi du péché.

Leçon' II.

Qi donc nous sommes moits avec Jésus-Christ, nous ^ croyons que nous vivrons aussi avec Jésus Christ, sachant que Jésus-Christ étant ressuscité d'entre les morts, ne meurt plus : la mort n'a plus sur lui d'empire. Car il est mort une fois pour toutes afin de détruire le péché, mais il vit main tenant pour Dieu éternelle ment. Considérez- vous de même comme étant aussi morts au péché, et comme ne vivant plus que pour Dieu, en Jésus-Christ Notre Seigneur. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, en sorte que vous obéissiez à ses convoitises.

Leçon 111.

"m j"Ais si Jésus-Christ est en vous, quoique votre corps -*-'-*- soit sujet à la mort, à cause du péché, votre esprit est vivant, à cause de la justice que l'esprit de Jésus-Christ habitant en vous répand dans votre âme. Que si lEsprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts, habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus-Christ d'entre les morts, donnera aussi la vie à vos corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, mes frères^ nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les œuvres de la chair, vous vivrez, car tous ceux qui se laissent pousser par Tesprit de Dieu sont les enfants de Dieu.

(1) Pour mourir au péché.

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In II. NocTURNO

Lectio IV.

JOANNES, anno millesimo sexcentesimo primo, in pago vulgo Ri, Sagiensis diœcesis, ortus est ex piis honestisque parentibus, qui, voti compotes, eum Beatae Mariae Virgini consecrarunt Ab ineunte aetate pietatem ita coluit, ut perpetuamcastitatem duodecennis voverit, quindecen nis autem speciali se ejusdem Virginis tutelae commiserit, dignus propterea qui a condiscipulis devotus Eudes vocaretur. Gonfecto studiorum curriculo apud Patres Socielatis Jesu, spretisque sibi oblatis nuptiis, Berulliani Oratorii Congregationi nomen dédit, et sacerdotio Parisiis auctus est. Religione, sacrse Scripturae studio et divinae prsedicationis zelo plurimum excelluit. Nec verbis solum, sed et vitae exemplis, Christi caritatem expressit. Nam, Argentonii civibus, asialicalue perculsis, pedes eo se contulit ac per loca magis infecta corporibus animisque curandis operam dédit. Hoc idem, quadriennio post, Cadomensibus prsestitit et, ne aliis ipse contagionem inferret, intra dolium in prato pernoctabat. Ob quas virtutes, quamvis invitus, domus oratorianœ Cadomi Rectorfactus est. Sed qutim jamdiu cogitaret ad Ecclesiae ministerium juvenes idoneos instituere, quo facilius sanctum propositum assequeretur, a sodalibus, quibuscum viginti annos familiariter vixerat, divina ope enixe implorata, licet segre, forti tamen animo, discessit.

OFKICK l)i; MIEMIEUHEIIX JKAN EUDES 217

Au II" Nocturne Leçon IV.

EN l'an 1601, au bourg de Ki, du diocèse de Séez, Jean naquit de parents remplis de piélé et de vertu, qui le consacrèrent à la Vierge Marie, après qu'elle eut exaucé leur V(BU relatif à la naissance de cet enfant. Dès ses premières années, il s'adonna tellement à la piété qu'à l'âge de douze ans il faisait vœu de chasteté perpétuelle, et qu'à quinze ans il se plaçait sous la protection spéciale de Marie : bref, il était digne du nom que lui donnaient ses camarades : le dévot Eudes. Quand il eut achevé chez les Pères Jésuites le cycle de ses études, il écarta avec dédain un projet de mariage qui lui était offert, entra dans la Congrégation de l'Oratoire de Berulle, et reçut à Paris la dignité de la prêtrise. Son esprit de religion, son goût pour la sainte Écriture, son zèle à prêcher la loi de Dieu, le firent particulièremeut remarquer. Et ce n'est pas seulement par ses paroles, c'est aussi par ses exemples qu'il retléta la charité du Christ. En effet, quand les habitants d'Argentan furent frappés de la peste, il se rendit à pied dans leur pays, et dans les endroits les plus contaminés il donna tous ses soins à la guérison des corps et des âmes. Ces mêmes services il les rendit quatre ans après aux habitants de Caen, et pour ne point communiquer aux autres la contagion, il passait des nuits entières dans un tonneau placé au milieu d'une prairie. Ces vertus le firent élire, bien malgré lui. Supérieur de la maison de l'Oratoire de Caen. Cependant, depuis bien longtemps il songeait à former des jeunes gens au service de l'Église. Pour réaliser avec plus de facilité son pieux projet, il quitta les compagnons avec qui il avait vécu vingt ans dévie commune. Avant d'exécuter son dessein, il implora avec ardeur l'assistance du Ciel, puis il quitta ses Frères non sans déchirement mais avec courage.

Leclio V.

QuiNQUE igitur sacerdotes sibi consocians, anno millesimo sexcentesimo quadragesimo tertio, die festo Annuntiationis Mariœ Virginis, presbyterorum Congregalionem instituit, cui Sanctissima Jesu et Mariœ Nomina dedit, et Cadomi primum seminarium aperuif., quod in Normannia et Britanniaminoricomplura, eodem auctore, subsecula sunt, quibuscleri disciplinée in his regionibus abundefuit consultum. Ut autem peccalrices mulieres ad vitam christianam revocaret, etiam Filiarum Beatse Marice Virginis a Caritate instituit Sodalilatem, ipso adliuc vi vente, in religiosam familiam ab Apostolica Sede evectam. Temporumdecursueaedem sanctimoniales, tum a Refugio, tum a Bono Pastore nuncupatae, rami nobilissimœarboris, cujus radix et truncus Joannes est, ubique gentiumpropagatœ sunt. His omnibus, ut ipse devotarum animarum perfecHoni melius prospiceret, Societatem a Matris Dei Corde admirabili adjecit, et alia condidit caritatis opéra. Scripta multa praeclareedidit, et Missionarius Apostolicus tôt pagos, oppida, illustres urbes ipsamque regiam aulam, usque ad extremam eetatem, laetis pœnitentiae fructibus collectis, evangelizavit.

Lectio VI.

SiNGULARi erga Sanctissima Jesu et Mariae Corda flagrans amore, de liturgico eis cultu praestando, non sine aliquo divino afflatu primus cogitavit. Cujus ideo suavissimse religiônis tum pater exislimandus est, quippe qui usque ab instituta sacerdotum Congregatione solemnia Sacrorum eorumdem Cordium inter suos tilios celebranda curavit ; tum doctor, nam propria Officia et Missam in eorum honorem composuit ; tum denique apostolus, toto enim est pectore nisus, ut saluberrimus

OKFICF lU niFÎNIIEI REl \ JEAN KIIDKS 21 î)

^ Assor.iANT donc cinq prrtrcs, m Ifii.'i, en la frle de ^ lAnnonciation de la Liienlieureuse Vierge Marie, il institua une Congrégation de pnMres sons le vocable très saint de Jésus et Marie, et ouvrit à Caen un premier séminaire, après lequel il en établit bon nombre d'autres en Normandie et en Bretagne, et ces institutions favorisèrent singulièrement dans ces contrées la formation du clergé. Pour ramener à une vie chrétienne les femmes égarées, il fonda aussi la Congrégation des Filles de Notre-Dame de Charité que, de son vivant même, le Siège apostolique érigea en Ordre religieux. Dans la suite des temps, ces mêmes Religieuses, soit du Refuge, soit du Bon-Pasteur — rameaux d'un arbre très illustre donc Jean Eudes est la racine et le tronc — se propagèrent par toute la terre. De plus, afin de pourvoir plus efficacement à la perfection des âmes dévotes, il fonda la Société du Cœur de la Mère admirable et créa encore d'autres œuvres de charité. 11 fit paraître des ouvrages nombreux et remarquables, et c'est en qualité de Missionnaire apostolique qu'il évangélisa, jusqu'à un âge très avancé, tant de villages, de petites villes et de cités illustres ; il prêcha même à la Cour, et partout il recueillit les fruits consolants de la pénitence.

Leçon VI.

/^OMME il brûlait d'un rare amour pour les Cœurs très ^ Saints de Jésus et de Marie, il pensa le premier — et ce ne fut pas sans quelque inspiration divine — à leur rendre un culte liturgique. De cette dévotion si suave, on doit donc le regarder comme le Père, car depuis l'institution de sa Congrégation de prêtres, il veilla à faire célébrer parmi ses Fils la solennité de ces Cœurs sacrés ; — comme le Docteur, car il composa en leur honneur des Offices et une Messe propres ; — enfin, comme TApôtre, car il mit tous ses efforts et tout son coçur à répandre par-

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ipsorum cultus in quemcumque locum evulgaretur. Jansenistarum doctrinis fortiter resistens, immutatum erga Pétri cathedram obsequium servavit, et pro suis inimicis, taniquam pro fratribus, assidue Deuni rogavit. Toi laboribus, potius quam annis, fractus, cum sibi vitse finemadesse intelligeret, maxime cupiit dissolvi et esse cum Christo. Itaque Filiabus Beatse Marise a Caritate postremum vale dicto, die décima nona augusti, anno millésime sexcentesimo octogesimo, nobili filiorum circumdatus corona, suavia Jesu et Marice nomina saepius repetens, placide exspiravit. Quem pluribus miraculis clarum Plus Papa Decimus albo Beatorum adscripsit, Officio et Missa propria in ejus honorem concessis.

In III. NocTURNO

Lectio Sancti Evangelii secundum Lucam.

Lectio VIL Cap. iO.

JN illo tempore : Designavit Dominus et alios septuaginta duos, et misit illos binos ante faciem suam in omnem civitatem et locum, quo erat ipse venturus. Et reliqua.

Homilia Sancti Bonaventurœ Episcopi.

Expositio in Luc. X.

MISIT discipulos Dominus ad prœdicandum hoc ordine. Primo designando eos secundum debitum numerum ; secundo prsemittendo désignâtes in omnem civitatem et locum ; tertio in accelerando praemissos ad salutem electorum. Primo ergo quantum ad discipulorum designationem secundum numerum dicit : Post haec designavit Dominus et alios septuaginta duos. Designavit utique,

OKKICK m IMliNIIElIHEUX JEAN EUDKS 221

touL leur culte salulair(î. Adversaire résolu d(!S doctrines jausùnistes, il conserva à la Chaire de Pi(;rre un(i immuable obéissance, el pour ses ennemis, (ju'il considérait comme dos frères, il pria Dieu assidûment. Tant de labeurs le brisèrent plus encore que les années ; il comprit alors que la fin de sa vie était proche et désira de plus eu plus voir son corps tomber en poussière pour vivre dans une union éternelle avec Jésus. Il alla dire un dernier adieu à ses Filles de Notre-Dame de Charité, et le 19 août 1680, entouré de ses Fils comme d'une glorieuse couronne, répétant souvent les noms si doux de Jésus et de Marie, il mourut dans le plus grand calme. Plusieurs miracles l'ayant glorifié après sa mort, le souverain Pontife Pie X Tinscrivil au catalogue des Bienheureux, et accorda en son honneur un Office et une Messe propres.

Au IIP :N0CÏURNE

Lecture du saint Évangile selon saint Luc. Leçon VII. Chap. 10.

EN ce temps là, le Seigneur désigna encore soixantedouze autres disciples, et il les envoya deux par deux, devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait venir, etc.

Homélie de saint Bonaventure Évêque Commentaire sur saint Luc, X.

QUAND le Seigneur envoya les disciples pour prêcher, il les envoya dans cet ordre : premièrement, en les désignant suivant le nombre convenable ; secondement, en envoyant devant lui dans toute ville et tout lieu ceux qu'il avait désignés ; troisièmement, en hâtant pour le salut des élus, la mission de ceux qu'il envoyait devant lui. Tout d'abord pour ce qui concerne la désignation des disciples suivant le nombre convenable, l'Évangéliste dit : Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-

id est si^nanter elegit secundum illud : Kgo elegi vos et posai vos. In cujus designationis teslimonium debent esse signali signaculo characteris sacerdotalis, totiiis disciplinai et conversalionis sanclœ, ut appareat eos esse de numéro iiloiurn, de quibus dicitur : In quo scilicet spiritu, signati eslis in die redemptionis.

Lectio VIII.

QUANTUM ad designationem praernissoçuin ante conspectum suum subditur : Misit illos binos ante faciem suam. Binos aiitem misit ad litteram, ut se mutuo custodirent et adjuvarent secundum illud : Melius est duos simul quam unum : habent enim emolumentum societatis suffi. Vel secundum spiritalem intellig'entiam, ut dicit Beda , per hoc quod binos mittit, ianuit quod nemo pra?dicationis officium suscipere débet qui erga alium carilatem non habet. Quantum ad praemissorum accelerationem ad salutem electorum subditur : Et dicebal illis : Messis quidem multa, id est, turba ad conversionem parata.

Lectio IX.

ED quia pauci sunt messores, ideo subdit : Operarii autem sunt pauci. Signanter dicit : operarii, quia ad hoc quod faix pr^dicationis messem coUigat, necesse est, quod manus operarii illam teneat. Qui faciunt quod ore dicunt, sunt operarii et a Domino remunerandi secundum illud : Ydca operarios et redde illis mercedem. Sed pauci sunt operarii sludiosi ; plurimi autem sunt desidiosi, plurimi similes illis, de quibus dicit Dominus : Dicunt et non faciunt. Et quoniam messis amittilur quando boni operarii desunt, ideo addit : Rogate ergo Dominum

OKI-'ICK 1)1 lllENlIKimElIX JEAN El DKS 223

(ion/(^ autres disciples. Il les (iésif^iia, c csL-à-diiM; (jifil les choisit uoininéinonl, suivaiilcfitloparoh; : C'(;slinoi qui vous ai choisis et établis. Pour témoij^iior de colle désignation, ils doivent porter le sign(^ du caraclère sacerdotal, et montrer dans toute leui- vie la discipline d(; la sainteté. Ainsi Ton verra claireuKMit qu'ils sont du nombre de ceux don! il est dit : C est dans cet Rsprit (|ue vous avez été marijués. au jour de la rédemption et du salut.

Leçon VIII.

Ri:L.\ri\ KMENT à la dési^n;\lion de ceux que Jésus envoie devant lui, ri'^van^éliste ajoute : Il les envoya deux par deux, devant lui. 11 les envoya deux par deux, à la lettre, pour qu'ils se prêtent mutuellement protection et appui, suivant cette parole : U vaut mieux être deux qu'un seul ; car on bénéficie de la société que Ton forme. Ou bien suivant un sens spiiituel, comme le dit Bède, en envoyant ses disciples deux par deux, le Maître nous avertit que personne ne doit assumer la tache de la prédication s'il manque de charité envers son prochain. Pour ce qui a trait à la hâte avec laquelle les disciples sont envoyés en avant pour le salut des élus, le texte sacré ajoute : Et il leur disait : La moisson est abondante, c'est à-dire que beaucoup sont prêts à se convertir.

Leçon IX.

MAIS comme le nombre des moissonneurs est petit, le texte ajoute : Mais les ouvriers sont peu nombreux. Il dit dans un langage précis, les ouvriers, parce que, pour que la faux de la prédication recueille la moisson, il est de toute nécessité que la main de l'ouvrier la tienne Ceux qui agissent véritablement comme ils prêchent, sont de bons ouvriers que Dieu récompensera, suivant cette parole : Appelle les ouvriers pour leur donner leur salaire. Mais il y a peu d'ouvriers qui montrent du goût au travail. Beaucoup sont paresseux ; beaucoup ressemblent à ceux dont Dieu dit : Us parlent et n'agissent point. Et parce

messis ut mittat operarios in messem suam, id est, praedicatores bonos , qui gladium divini verbi , quo segetes metuntur, non tantuni in ore, sed etiam in manu portant.

Te Deum.

AD LAUDES

j^. Evangelizare pauperibus misit eum Dominus. 1^. Et sanare contritos corde,

Ad Benedictus, Ant. Rogate Dominum messis, ut mittat operarios in messem suam.

Oratio^ ut in Vesp.

IN II. VESPERIS

Hymnus, ut in I. Vesp.

Ad Magnificat, Arî^ Elegit eum Dominus sacerdotem sibi, et cum principibus populi sui collocavit eum.

ELOGIUM

GADOMi in Normania, Beati Joannis Eudes, Missionarii Apostolici, Institutoris Congregationis Jesu et Mariae, nec non Filiarum Beatse Mariae Virginis a Caritate, qui Sacrorum Cordium Jesu et Mariée amantissimus, de liturgico eis cuitu praestando primus cogitavit. Virtutibus ac miraculis clarus, a Pio Decimo Pontifice Maximo in Beatorum numerum relatus est.

OKI'K.i; m MIKMIF.I MKI \ JKA.N Kl I>KS 225

(jiic la moisson se pord faute de bons ouvriers, rT^vangéliste ajoute : Priez donc le Mnître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson, cVst-A-dire de Nous prédicateurs qui portent non seulement sur leurs lèvres, mais dans leur main, le glaive de la divine parole qui moissonne les épis.

/V Drum.

A LAUDES

V. Le Seigneur la (.'iixoyé évangéliser le? pauvres. K. Et guérir ceux dont la contrition broyait le cœur.

.1 Benedictus, Antiennr. Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.

Oraison^ commp nu.r Vrprps.

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