‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 3)Chapitre 35 sur 240 · I. — LK MKMOFtIAL · texte numérisé non relu

I. — LK MKMOFtIAL

1-4. J'ai ri'('ii 1 ordi'o de Diacre à lia\<'ii\. en raiinés 162;), en carême.

()m)ii's snncti f.eril.r, mdijnifirnlp /htmnnnn ; l't l'xnltemus nomen rjus in n/iitsinn.

15. En la même année 1()25, jai reçu l'ordre de l*rè- Irise, à Paris, le 20 de décembre.

Sacerdoles Domini, hein'dicitn Domiinnn : laudnir ot superexaltaie cum in s.vcula.

10. Ensuite, je dis ma première messe le jour de Noël, en 1625, à la minuit, en la maison de l'Oratoire de Paris, à Saint-Honoré, dans une chapelle et à un autel dédiés à l'honneur de la très sainte Mère de Dieu.

Gloria tihi^ Domine, quinnius es de Virgine, etc.

17. Les années 1625 et 1626, Dieu m'ayant donné une infirmité corporelle qui m'empèchail de travailler extérieurement, il me donna ces deux années pour les employer en la retraite, et pour vaquer à l'oraison, à la lecture des livres de piété, et en d'autres exercices spirituels : ce qui me fut une grâce très particulière, dont je dois bénir et remercier éternellement sa divine bonté.

Misericordias Domini in œternuni cantaho .

18. En 1627, la peste étant dans le diocèse de Séez, aux paroisses de Saint-Christophe, de Saint-Pierre de Vrigny, de Saint-Martin de Vrigny, d'Avoines, et en plusieurs autres paroisses voisines, et les malades étant abandonnés de tout secours spirituel, je demandai permission, à Paris, où j'étais pour lors, au R. P. de Bérulle, de les aller assister : ce qu'il m'accorda. En suite de quoi, j'allai faire ma demeure avec un bon prêtre de la paroisse de Saint-Christophe, nommé M. Laurens, qui me reçut charitablement en sa maison; là où étant, nous disions tous les jours, lui et moi, la sainte Messe dans une chapelle de Saint-Evroult, qui n'était pas loin de sa

lus OPUSCULES ET FKAGMIÎNÏS

maison ; puis je meliais des lioslies que J'avais consacrées, dans une petite boîte de fer blanc, qui est au fond démon bahut, laquelle Je portais à mon cou. Après quoi, nous allions, ce bon prêtre et moi, chercher les malades, tantôt en une paroisse, tantôt en une autre, que nous confessions; puis Je leur donnais le Saint-Sacrement. Nous fîmes cela depuis la fin du mois d'août Jusques après la Toussaint, que la peste fût entièrement cessée, et Dieu nous conserva de telle façon que nous ne ressentîmes aucune incommodité.

Confitebor tibi, Domine Rex, et collaudabo te Deum Salvatorem meum. Confitebor nomini tuo, quoniam adjutor et proteclor faclus es inihi.

19. En 1631, le Père Gaspard de Répichon, Supérieur de la Maison de l'Oratoire de Caen, ayant été pris' de la peste, Dieu me fît encore la grâce de l'assister en son mal, dont il mourut, et de lui administrer tous les Sacrements, et d'être présent à son agonie et à sa mort ; comme aussi d'en assister deux autres après lui, et de leur rendre tous les services corporels qu'on a coutume de rendre à d'autres malades, après leur avoir donné les saints Sacrements. En suite de quoi l'un d'eux se guérit, et l'autre mourut. Et Dieu me préserva de tout mal.

Propterea confitebor et laudem dicam tibi, et benedicam nomini Domini in œternum ; quoniam de interitu redemisti vitam meam. Laudenl cœlum et lerra^ mare, et omnia quœ in eis sunt.

20. L'an 1632, Je fus employé aux missions dans le diocèse deCoutances, à Lessay,àPériers,àSaint-Sauveur-le- Yicomte, à la Haye-du-Puits, à Cherbourg, a Montebourg.

Cantate Domino canticum novum, cantate Domino om- )iis terra.

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