LK MÉMUKIAL I
ris. I.a Iroisiôinc csl ([\u) nuire Ires liunoiMie Suui- Marie des Vallées ayant désiré que son corps fui enterré dans notre église, et ce trésor nous ayant été ôlé pour un temps, il plul à la divine Honte de nous le rendre par renlremise de M. le l*résident de Langrie, et de nous le conserver par la protection de M"'' Claude Auvry, Iwèque de Coulances, nonobstant tous les mauvais desseins que le monde a eus de nous le ravir, et tous les efforts qu'il a faits pour cela.
Exaltabo te Domine, quoniain adjulor et protector factus est nobis, nec deleclasii inimicos nostros super nos.
59. La quatrième est qu'il a plu à Dieu, par un effet merveilleux de sa divine puissance et de son infinie miséricorde, nous donner, contre toutes sortes d'apparences, la grande place qui est devant notre maison de Caen,pour y bâtir une église en l'honneur du très sacré Cœur de notre Mère adniirable, et pour y faire les autres bâtiments €t accommodements qui nous sont nécessaires, s'étant servi pour cela de M"' Servien, Évéque de Bayeux, de M. de Longueville, gouverneur de la province, et de M. de la Croisette , gouverneur du château de Caen, comme aussi de M"^^ de la Croisette, sa femme.
Magnus Dominus Deus noster, et magna virtus ejus, et sapienlke ejus non est numerus. Sit benedictum nomen ejus in œlernum.
60. La cinquième est que, m'étant trouvé plusieurs fois en de grands périls de perdre la grâce de mon Dieu, et de tomber dans l'enfer du péché, il m'en a préservé, par l'entremise de ma très honorée Maîtresse et très bonne Mère, la sacrée Vierge Marie.
Confiteor tibi, Domine Deus, in toto corde meo^ et glorificabo nomen tuum in œternum ^ quia misericordia tua. magna est super me, et ei'uisti animam meam ex inferno inferiori. Sit laus tibi^ Mater gratix^ sit laus tibi^ Mater misericordice, quoniam ab hoste me protexisti. Sit laus tibi^
120 OF user LES ET FBAGMENTS
Mater mea charissima, ah onnil creatura ms/eciila sœculorum. Amen.
61. La sixième est que la divine Miséricorde m'a fait passer par un grand nombre de tribulations, qui est une des plus grandes faveurs qu'elle m'a faites, parce que elles m'ont été très utiles, et Dieu m'en a toujours délivré.
Benedictus Deus et Pater Domini nostri Jesu C/iriÈti^ Pater rtiisericordiarum et Deus totius consolationis, qui (/uos amal castigat. Dédit mihi per multas Irihulationea transire, et consolatus est me in omni Iribulatione mea, et eripuit me de omni angustia.
62. La septième est une infinité d'autres grâces que | Nôtre-Seigneur m'a faites, par l'entremise de sa très t digne Mère, dont l'un et l'autre soient bénis et glorifiés éternellement. J
Magnificate Dominum Jesum mecum : et exattemus nomen Matris ejus in œternum. Confiteantur Domino misericordise ejus : et mirabitia ejus filiis hominum.
63. En fan 1659, en l'Avent. je lis, à Rouen, les exhortations durant dix jours aux Ordinands, comme aussi le i Carême suivant de l'année 1660, avec grande bénédiction.
Benedictus es, Domine, in firmamento cœli, et laudabilis et gtoriosusjn sœcula.
64. Sur la fin de Tannée 1659, et sur le commencement de l'année 1660, Dieu permit que je fusse méprisé, dé-, chiré et calomnié extraordinairement : ce qui m'affligea néanmoins fort peu et presque point, par une grâce spéciale de la divine Bonté, dont elle soit louée et glorifiée à jamais.
65. En la même année 1660, un peu avant l'Ascension, la divine Providence m'ayant fait aller à Paris, m'engagea, lorsque j'y pensais le moins, à faire une mission chez