XIV. — KLKNATKtN A IKSiS l'i:.M)A.M IN OMACK l
par Tiin de ces foudres que de l'oflenserjainais,en quelque façon que ce soil, de volonté délii)érée. Knsuile j(i lui ai fait une ohlation de rnoi-mêirie pour les iritculions qui sont exprimées dans les termes suivants :
O Jésus, j'adore cet amour intini qui vousa fait sacrifier vous-même et mourir en la croix, pour détruire le péclié, pour sauver toutes les âmes et pour établir le règne de votre Père dans tous les cu3urs. Je me donne de tout mon cœur à ce divin amour, et en union de toutes les saintes dispositionsqu'il vous a données, et avec 1-esquelles vous êtes mort pour les fins susdites, comme aussi en action de grâce de votre sainte passion et de votre précieuse mort, je m'olTre et me donne à vous pour être écrasé tout maintenant et réduit en cendres par un coup de tonnerre. Mais je vous demande, mon Sauveur, que tous les brins de cendre en laquelle je serai réduit, soient convertis par votre toute-puissante bonté en autant de carreaux de foudre, desquels votre ire et la haine infinie que vous avez contre le péché ait agréable de se servir pour foudroyer et anéantir ce monstre dans toutes les âmes où il est, afin de les délivrer de sa tyrannie, et d'établir en elles le règne de votre divin amour. Et après que cela sera fait, ô mon Jésus, je consens très volontiers d'être envoyé au néant selon le corps et selon Tâme tout ensemble, et pour une éternité. Je vous supplie seulement de m'accorder une grâce, qui est que le désir que j'ai de vous louer et aimer éternellement ne soit point anéanti, mais qu'il subsiste et demeure toujours devant vous, pour vous rendre des louanges immortelles, et pour vous protester sans cesse et à jamais que je vous aime de tout mon grand cœur, qui n'est autre que le vôtre, que vous m'avez donné en vous donnant vous-même à moi tant et tant de fois.
Ensuite j'ai offert ces volontés à ma divine Mère, aux Anges et aux Saints que je révère particulièrement, et à tous les habitants du Ciel, et les ai priés de les présenter à la très sainte Trinité. J'ai réitéré cette oblationà chaque
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coup de tonnerre, et plusieurs autres fois durant et apro& la sainte Messe ; et il me semble que, par la grâce de Dieu, elle était et est toujours bien avant dans le fond de mon cœur ; et je l'ai faite même avec joie sensible et sans crainte d'être pris au mot. Mais que suis-je ? Néant, péché, enfer : peut-il sortir quelque chose de bon de ces trois misérables sources? Impossible. D'où viennent donc ces dispositions? De celui qui est le très unique principe de toute bonne pensée, parole et action, auquel seul soit honneur, gloireet louange éternelle aux siècles des siècles. Ainsi soit-il! ainsi soit-il! ainsi soit-il! Que tous les Anges, que tous les Saints, que la sainte Épouse de Jésus, que la divine Mère de Jésus, que ce même Jésus, que la très sainte Trinité disent à jamais : Ainsi soit-il, pour l'accomplissement de toutes les choses susdites, en la manière qui sera la plus agréable à sa divine Majesté. Car, qu'est-ce que je prétends, mon Dieu, en ceci et en toute autre chose, sinon de vous plaire ? Benedicite fulgura et nubes Domino ; laudate et superexaltate eum in sœcula. Amen\ A Ableiges, près Pontoise, 22 juillet 1661.