PARTIE PREMIÈRE. — S VII
détester nos fautes ; et nous examinons sur celles que nous avons faites aujourd'hui.
Demandons à Dieu la contrition, et tâchons d'en produire des actes, détestant nos péchés, et y renonçant pour l'amour de lui.
Prions la bienheureuse Vierge, les Anges et les Saints, de nous obtenir le pardon des nos offenses et une véritable conversion.
Offrons à Dieu le repos que nous allons prendre, en l'honneur et union de celui que Notre-Seigneur et sa sainte Mère ont pris, étant sur la terre.
Tâchons de nous coucher en l'état auquel nous désirons mourir, nous donnant à Notre-Seigneur, pour entrer dans les saintes dispositions avec lesquelles il est mort.
Ant. Peccavimus, Domine, etc., comme ci-devant, page. 314.
TROISIÈME MANIÈRE Pour l'exercice du soir.
Après le Veni sancte, le Verset et ï Oraison, le Semainier prononce hautement et dévotement les choses suivantes, sans faire aucune pause, sinon l'espace d'environ un Miserere, pendant que Von s'examine.
Que chacun se donne à l'esprit de Dieu, pour faire leschoses qui sont exprimées dans les paroles que je vais proférer, les disant dans son cœur.
0 mon Dieu, je vous adore comme le principe et la source de tout bien, et je vous remercie autant qu'il m'est possible, de tous les biens que vous m'avez jamais faits, spécialement aujourd'hui, comme aussi de ceux que vous avez faits à toutes vos créatures, particulièrement à celles qui ne vous en remercient point.
0 Jésus, je vous adore comme mon souverain JugeT me soumettant de tout mon cœur à la puissance que vous avez de me juger. Je vous adore et vous bénis dans le jugement que vous exercerez, et dans la sentence que vous prononcerez sur moi à l'heure de ma mort, quelle qu'elle soit ; faites-moi participant, s'il vous plaît, de la lumière avec laquelle vous me ferez voir mes péchés, et du zèle de votre divine justice, afin que je puisse connaître et détester les péchés que j'ai commis aujourd'hui.
Que chacun s'examine sur les fautes qu'il a faites en ce jour, en pensées, paroles et actions.
0 Sauveur très débonnaire, je vous supplie, par votre infinie miséricorde, par votre sainte Passion et par les mérites de votre très précieuse Mère, de me donner un vrai esprit de pénitence, une vraie contrition de mes péchés. Je me donne à vous pour entrer dans l'humiliation, contrition et pénitence que vous en avez portée. Je les déteste pour l'amour de vous, parce qu'ils vous déplaisent ; vous protestant, moyennant votre grâce, de m'en corriger.