‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 4)Chapitre 254 sur 369 · PARTIE QUATRIÈME. — £ l · texte numérisé non relu

PARTIE QUATRIÈME. — £ l

Ohemus.

Deus, qui beatum Joseph Filii Lui Patrem beatœ Maria'. t!Virgiuis Sponsum vocari, eumque singularem cum Jesu et Maria societatem habere voluisti : da nobis, quaesumus, utjin charitate humilitate et castitate radicati et fundati, Jesum, Mariam et Joseph perfecta imitatione sequamur in terris, ut cum ipsis te in seternum diligere et laudare mereamur in cœlis ; Per eumdem Dominum.

Après les prières du soir, et avant que de proposer le sujet de l'Oraison, le Semainier dira tout haut ce qui suit :

Demain, à quatre heures après midi, on fera une conférence ou un entretien sur la reconnaissance que nous devons avoir au regard de Dieu, de la bienheureuse Vierge et des Saints, pour les faveurs que notre Congrégation en a reçues1, en la manière qui est marquée en la partie troisième de nos Constitutions, au chapitre troisième.

I Le V. P. Eudes recommandait instamment aux prêtres la vertu de reconnaissance. Deux raisons, disait-il, les obligent de rendre à Dieu de fréquentes actions de grâces : la première c'est qu'ils sont prêtres, et à ce titre, députés de tout l'univers pour rendre à Dieu les devoirs de toute l'humanité ; la seconde, qu'ils doivent être conformes à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et avec lui se faire le supplément de toutes les créatures pour remercier et bénir leur souverain Créateur.

II avait fixé à ses prêtres les neuf jours qui précèdent la fête du saint Cœur de Marie, pour s'acquitter plus spécialement de ce grand devoir de la reconnaissance envers Dieu, sans doute parce que toutes les grâces du ciel nous arrivent par le eanal de ce Cu'ur plein de miséricorde; etil leur a tracé lesintentions qu'ils doivent avoirchaque jour dans ce but au saint sacrifice de la Messe. C'est pour inaugurer cette neuvaine d'actions de grâces, qu'il commande de faire, le 30 janvier, une conférence sur la Reconnaissance. Cf. Constitutions, part. III, ch. 3. Voir aussi Hérambourg, Vertus, p. 255 ; Martine, Vie, II. p. 430.

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