‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 4)Chapitre 284 sur 369 · PARTIE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

PARTIE QUATRIÈME

les jours, durant l'Octave de cette fête, trente-cinq fois Ave Maria, pour honorer le nombre des jours que le divin Enfant Jésus a demeuré dans ses bienheureuses entrailles ; et que, si alors elle n'eût pu refuser aucune chose de ce qu'on lui aurait demandé, beaucoup moins maintenant, ayant le pouvoir et le crédit qu'elle avers son Fils : nous ne devons pas oublier la coutume que nous avons de réciter tous les ans, durant cette Octave et à cette heure-ci, un petit chapelet de trois dizaines et demie, en cette manière :

Aux trois gros grains on dit : Gloria tibi, Domine, etc., pour remercier l'Enfant Jésus de s'être incarné au ventre sacré de la glorieuse Vierge, et de toutes les grâces qu'il lui a faites durant les neuf mois qu'il y a demeuré.

Aux trente-cinq petits grains, on dit Y Ave Maria, pour rendre grâces à cette même Vierge de tout l'honneur, l'amour et les louanges qu'elle lui a rendus durant ce temps ; pour nous réjouir avec elle des joies inconcevables dont son Cœur était comblé pendant cette admirable résidence de l'Enfant Jé>us en elle ; et pour la prier de nous obtenir de lui qu'il nous remplisse de l'esprit saint de sa divine Enfance, c'est-à-dire d'un esprit d'innocence, de pureté, de simplicité, d humilité, de soumission, de mansuétude et de charité ; et qu'il nous donne toutes les grâces qui nous sont nécessaires et convenables pour suivre en tout et partout la divine Volonté.

Après cela, le Semainier commence ces paroles : Dignare me, et tous ensemble continuent et disent : laudare te.

tum dilig-entissima sibi obsequia impendisset; et ta m indebite sicut illi deneg-asset quidquid ab ea desiderassel, tain invite velletisti denegare ». Légat, dit', pietalls. Lib. IV, cap. 12.

Le nombre des Ave Maria ainsi récités est de 280, et c'est à peu près le nombre de jours qu'il y a entre le 25 mars et le 25 décembre. C'est à tort que, dans quelques éditions du Légat us ilivinœ pietatis, on lit quadraginta quinque Are Maria, au lieu de triginta quinque.

Virgo sacrata ; da mihi virtutem contra hostes tuos.

Puis il commence /'Ave Maria, et l'un des Chœurs le continue avec lui, jusqu'à cette parole: Jésus; et l'autre Chœur dit le Sancta; et à la fin on dit : Sub tuum, etc. Benedictum sit, etc. Nos cum Proie pia, etc.

Aux autres jours, durant V Octave, on dit seulement le chapelet, le Semainier le commençant par ces paroles : Dignare me, et omettant tout ce qui précède.

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