‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 4)Chapitre 350 sur 369 · PARTIE CINQUIÈME. — § III · texte numérisé non relu

PARTIE CINQUIÈME. — § III

mort, qui est à la fin du livre du Royaume de Jésus1.

10. Prier quelqu'un ou plusieurs de la Communauté de faire pour nous les exercices de cette préparation qui sont dans le livre susdit.

11. Se faire lire le dernier chapitre du même livre, afin de se servir, autant que Ton pourra, des avis et des pratiques qui y sont.

12. Se faire lire aussi les protestations qui sont dans le livre du Contrat de l'homme avec Dieu par le saint Baptême*, en la manière qui est marquée dans ce livre.

Si le malade ne se souvient pas de ces choses, le Supérieur et l'Infirmier s'en doivent souvenir pour lui.

QUELQUES CHOSES A OBSERVER Touchant les Malades, les Agonisants et les Trépassés.

Lorsqu'on porte le Saint-Sacrement à un malade, tous les Prêtres et Clercs de la Maison l'accompagnent, autant que faire se peut, avec le surplis et le cierge en la main.

Lorsqu'on lui donne le sacrement de l'Extrême-Onction, ils y sont aussi présents, avec le surplis et le cierge en la main.

Quand il est en l'agonie, ils s'y trouvent encore avec les mêmes armes, afin de l'assister en ce combat et en ce terrible passage, par de ferventes et saintes prières, telles que sont celles que l'Église a prescrites pour les Agonisants, et autres semblables.

Lorsqu'il est trépassé, tous les Prêtres et Clercs de la maison disent en commun l'Office des Morts, et les Prêtres célèbrent pour lui chacun trois messes, et font ce qui est marqué ci-après ; et les Clercs et Frères domestiques font chacun trois communions et disent trois chapelets.

1 Œuvres, t. I, p. 530.

* Œuvres, t. ii, p. '247.

180 MANUEL DE PHIÈRES

Et on donne avis au plus lot de son décès aux autres maisons, là où les Prêtres célèbrent chacun trois messes pour le défunt, et les Clercs et Frères domestiques font chacun trois communions et disent trois chapelets.

Quand il est trépassé, après qu'on Ta enseveli et mis dans le cercueil, avant qu'il soit hors du lieu où il est mort, toute la Communauté lui vient baiser les pieds.

Tous les Prêtres et Clercs assistent à ses funérailles, ayant à la main chacun un cierge de cire blanche, autant que faire se peut.

On doit avertir au plus tôt ses parents de son décès, et Técrire à toutes les maisons de la Congrégation ; car, quand il meurt quelqu'un de la même Congrégation, soit Prêtre, Clerc ou Laïque, ou autre ayant la qualité de Fondateur ou de signalé Bienfaiteur, chaque Prêtre doit célébrer trois messes, dont l'intention principale soit pour le repos de son âme ; chaque Clerc et chaque Frère domestique doit faire trois communions et dire trois chapelets pour la même intention.

Outre cela, en la maison où le défunt est décédé, on dit tout l'Office des Morts en commun, devant le Saint- Sacrement, soit en le récitant, soit en le chantant, si on le peut commodément ; et on chante une messe haute du moins, de Requiem. Et on fait un trentain, au bout duquel on célèbre encore une messe haute, et une au bout de l'an. Et durant le dit trentain, on fait manger un pauvre tous les jours avec la Communauté, à dîner, pour le soulagement de l'âme du défunt, et ce en la place qu'il avait au réfectoire.

Quand Dieu rappelle le Supérieur de la Congrégation, on fait pour lui toutes ces choses en chaque maison.

Page 1