In Nat. SS. Belgii, ad diem 30 novembris
3. Il y a 25 jours d'Indulgence toties (/uoties pour la simple invocation du saint Nom de Jésus, sans qu il soit besoin de faire partie d aucune Confrérie ; et autant pour 1 invocation du saint Nom de Marie. De plus, Indulgence plénière à l'heure de la mort pour ceux qui au-
240 L'ENFANCE AD.MIHAULE
i. Quand vous prononcez ou que vous oyez prononcer ces adorables Noms, vous découvrir ou faire la révérence ; el si vous êtes découvert, faire inclination de tête. C'est l'ordre que l'figlise donne à ses enfants dans la célébration des divins offices.
5. Quand il vous arrive quelque mauvaise pensée ou tentation, invoquer les saints Noms de Jésus et de Marie, en disant : « 0 Jésus, soyez-moi Jésus ! 0 Marie, soyezmoi Marie ! » Ou bien : Jesu, Maria ! L'Histoire ecclésiastique1 nous apprend que Chosroès, roi des Perses, qui était chrétien en son âme, remporta une victoire signalée contre les Juifs, par les mérites, de la très sainte Vierge, du Nom de laquelle les Perses s'étaient servis pour le mot de guerre. Que ce puissant Nom, qui est si formidable aux démons, soit votre mot de guerre dans les combats que vous avez à donner contre eux, et vous les vaincrez et mettrez en fuite.
6. Porter sur votre cœur les très aimables Noms de Jésus et de Marie, écrits ou imprimés sur du papier, ou sur une médaille, ou sur quelque autre chose, pour témoignage du désir que vous aurez que ces deux sacrés Noms soient toujours gravés dans votre cœiir, et pour marque d'une protestation continuelle d'amour, de soumission de fidélité et de louanges vers Jésus et Marie.
7. Si vous nourrissez des enfants qui ne parlent point encore, leur dire et redire si souvent Jesu, Maria, que vous leur graviez ces deux Noms dans le cœur, et que ce soient les premières paroles qui sortent de leur bouche ; et cela leur portera bénédiction.
8. Avoir dévotion aux paroles que je vais mettre ciaprès, par lesquelles, après avoir béni le très aimable
vont eu la pieuse habitude d'invoquer le saint Nom de Jésus, pourvu qu'à cette heure suprême ils l'invoquent au moins de cœur, s'ils ne le peuvent faire de bouche. (Clément XIII, 5 Sept. 1T59, confirmant ces Indulgences déjà accordées par Sixte V et Benoit XIII.) 1. Annat. anno 5'J1.
Cœur et le très doux Nom de Jésus et de Marie, on demande leur bénédiction, qu'on ne peut pas manquer de recevoir, puisque le Père éternel a promis à son Fils de bénir tous ceux qui le béniront : Benedicam benedicentibus tibi1.
Il y a trois ans d'Indulgence à chaque fois qu'au les prononce, qui a été accordée par le Pape Clément IV, à la prière qui lui en fut faite par saint Louis, roi de France, comme il est rapporté dans les Annales ecclésiastiques 2, et selon le témoignage de Wernérus Rolevinck, Chartreux3. Or voici ses paroles, auxquelles je vous conseille d'avoir dévotion, et de les dire le matin et le soir, au commencement de vos actions les plus importantes, et à la fin de vos prières, pour bénir le sacré Cœur (qu'on y a ajouté), et le saint Nom de Jésus et de Marie, et pour demander leur bénédiction dans les occasions susdites :
Benedictuiu sit Cor amantissimum, et dulcissimum 1X0men Domini nostri Jesu Chrisli, el iiloriosissimœ Virginis Marias Malris ejus, in aetemhm el ultra. Nos cum Proie pia benedicat Virgo Maria. Amen. On les peut abréger en disant :
Benedictum sit Cor amantissimum et dulcissimum Nomen Jesu et Marue, in seternum et ultra.
Nos cum Proie, etc. —
Je trouve dans la vie du bienheureux Henri Suso, de l'Ordre de Saint-Dominique, qu'il a écrite lui-même, qu'un jour il vit le malin esprit, avec un visage affreux et des yeux étincelants de rage, qui tenait un arc en sa main et des flèches de feu, dont en ayant décoché une contre un religieux,il le renversa par terre comme mort. Il en prétendait faire autant à ce saint homme ; mais ayant