‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 18 sur 303 · Enfance admirable, lre p., cil. 6, 8, etc · texte numérisé non relu

Enfance admirable, lre p., cil. 6, 8, etc

.1. Enfance admirable, lre p., ch. 9. « Deux Conciles généraux, celui de Constance et celui de Bâle, et trois grands Papes, Bonifaco IX, Martin V et Urbain VI, ont autorisé les livres de sainte Brigitte, après les avoir fait examiner diligemment par plusieurs grands Docteurs: et toute l'Église même ne les autorise-t-elle pas lorsque, dans l'oraison qu'elle dit à Dieu au jour qu'elle fait la fête de cette sainte, elle lui parle ainsi : 0 Dieu, qui avez rérélé les secrets du ciel à la bienheureuse Brigitte par votre Fils unique ». Cœur admirable, Préface. Cf. Breviarium romanum, die 8 octobris.

4 Costil. Annales. 1, p. 387.

o. « Hadrianus Lyraeus, de la Compagnie de Jésus, a mis depuis peu en lumière un livre intitulé Trisagion B. Mariœ, imprimé à Anvers en l'année 1(U8, qui ne parle que des raretés et grandeurs

40 l'enfance admirable

Nicquet1, le Traité de l'Immaculée Conception de Théophilo Raynaud*, La Triple Couronne du P. Poiré3, la Défense de l'Immaculée Conception de Salazar4 et la Theologia Mariana de Christophe de Végas. Les deux derniers sont d'emblée ceux qui lu ont été les plus utiles.

incomparables qui sont renfermées dans le Nom très auguste de Marie. » Eudes, La dévotion au T. S. Cœur et au T. S. Nom de Marie, p. 64 Édit. de 1663:'.

1. Honorât Nicquet. Jésuite, mort en 1667, est auteur de plusieurs ouvrages estimés sur la très sainte Vierge : Nomenclator Marianus, seu Nomina SS. Virg. ex Scriptura, SS. Patribus petita, etc. in- î' Rouen, 1664. — Iconologia Mariana, seu Judicium de imaginions B. V. in-8, Rouen, 1667. — Le Serviteur de la Vierge ou Traité de la dévotion envers la glorieuse Vierge Mère de Dieu, in-12, Rouen. 1659. Dans le Cœur admirable, liv. 7. ch. 3, le V. P. Eudes range cet auteur parmi les serviteurs du très saint Cœur de Marie.

2. Théophile Raynaud, né en 1583 à Sospello, dans le comté de Nice, entra à l'âge de 19 ans dans la Compagnie de Jésus, dont il fut l'un des écrivains les plus féconds. Ses œuvres forment 20 volumes in-f° (Lyon, 1662-1669), et comprennent quatre-vingt-treize ouvrages de valeur bien inégale. 11 mourut à Lyon en 1663, à l'âge de 80 ans.

3. La Triple Couronne de la bienheureuse Vierge, Mère de Dieu, tissue de ses principales grandeurs d'excellence, de pouvoir et do bonté, et enrichie de diverses inventions pour l'aimer, l'honorer et la servir, par le R. P. François Poiré de la Compagnie de Jésus. Paris, 1630, 1633, 1643. Les Grandeurs de Marie, publiées en deux volumes in-4° par la Mère de Blémur en 1681. ne sont qu'un remaniement de la Triple Couronne. Né à Vesoul en 1584, le P. Poiré mourut en 1637. Les Bénédictins de Solesmes ont réédité la Triple Couronne en 1858.

4. Ferdinandi Quirini de Salazar, Conchensis. e societate Jesu, in Complutensi collegio sacrarum litterarum interpretis, Pro im- •maculata Deiparae Virginis Coneeptione defensio. Ad Philippum 111, Hispaniarum et Indiarum catholicum regem. 1 vol. in-f°. Com- [duti, 1618.

5. Theologia Mariana, hoc est Certamina litteraria de B. V. Dei Génitrice Maria, quœ tam apud Theologos Scholastici pulveris, quam apud sacrorum Voluminum Interprètes exagitari soient : Opus verbi divini praeconibus perutile : Auctore Christophoro de Vega Tubalensi ex Aragoniae Provincia Societatis Jesu, Theologiaquondam professore ; Lugduni, Sumpt. Philip. Borde, 1653. 1 vol. in-f° en deux parties. Cet ouvrage a été réédité à Naples en 1856 en 2 vol. in-4*.

Au >< docte et pieux1 » Salazar, le Vénérable a emprunté une partie de sa thèse sur l'Immaculée Conception. C'est d'après cet auteur, comme il le dit lui-même, qu'il a dressé par siècles la liste des Pères et des théologiens favorables au privilège de Marie et c'est lui encore qu'il a pris pour guide en racontant les origines de la fête établie en son honneur.

Quant à la Theologia Mariana de Véga, c'est la source principale où le P. Eudes a puisé. Il trouvait cet ouvrage « excellent2 ». Souvent il y renvoie dans le cours de son livre, et même, quand il n'y renvoie pas, il lui arrive assez fréquemment de s'en inspirer. Il y trouvait, en effet, sur toutes les questions qui se rapportent à Marie, avec un corps de doctrine très complet, une ample provision d'arguments, de citations et de faits qui en font, encore aujourd'hui, un trésor d'une incomparable richesse. Tout n'est pas or d'ailleurs dans cet immense répertoire, non plus que dans les autres ouvrages dont le P. Eudes s'est servi, et il lui est arrivé, nous l'avons vu, d'y puiser des assertions discutables et des faits d'une authenticité douteuse.

Quelque profit, du reste, que le P. Eudes ait tiré des auteurs qu'il avait entre les mains, Y Enfance admirable est avant tout le fruit de ses méditations et de sa piété envers Marie. Lui-même nous déclare qu'il y a plus travaillé du cœur que de la main'. Il ne l'aurait pas dit, que la lecture de son livre suffirait à nous en convaincre. Les pensées qu'il y développe sont si pieuses, les sentiments d'admiration et d'amour qu'il y exprime sont si vifs, la chaleur de son style est si persuasive, qu'on ne peut manquer

.'î. Enfance admirable, 3e p., ch. 16.

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de voir dans cet ouvrage, comme l'a remarqué le docteur Le Goulx1, les épanchements d'un cceur tout dévoué à Marie et consumé du désir de la faire aimer.

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