‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 277 sur 303 · T Petr. II · texte numérisé non relu

T Petr. II

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TROISIEME POINT

Considérez que tout votre salut, votre bénédiction, la paix de votre âme, le paradis de votre cœur et votre souverain bonheur consistent à suivre en tout et partout la très sainte volonté de Dieu, qui vous est manifestée par ses divins commandements, par ceux de son Église, par les règles et obligations de votre condition, et par toutes les personnes qui vous tiennent la place de Dieu : Obedientia mater felicilatis, dit un saint Docteur.

Que pour la suivre il faut nécessairement renoncer à la vôtre, parce que la divine Volonté et la propre volonté sont autant opposées comme Dieu et le diable, comme Jésus-Christ et l'Antéchrist, puisque notre propre volonté est toute pervertie, corrompue et empoisonnée par le péché.

Que pour vous exciter à y renoncer, vous la devez regarder comme l'ennemie jurée de votre salut éternel et de votre souverain bonheur en la terre et au ciel. Il n'y a rien, ni dans la terre, ni dans l'enfer, que vous deviez tant redouter, puisque c'est la mère du péché, et par conséquent la source de tous les maux et de tous les malheurs de la terre et de l'enfer. C'est un dragon qui vous étranglera, si vous ne l'écrasez. Vous devez en avoir une plus grande frayeur que de tous les dragons de la terre et de l'enfer, et vous êtes plus obligé d'y renoncer qu'à tous les démons. Car ce sont des chiens enchaînés qui ne peuvent mordre que ceux qui se jettent entre leurs dents ; mais la propre volonté est un serpent que vous portez dans vos entrailles.

Travaillez donc à l'écraser, en imitant la parfaite obéissance de notre divine Enfant. Examinez-vous sur les fautes que vous y avez faites en pensées, en paroles, en actions et en omissions. Demandez-en pardon à Dieu:

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