PRÉFACE GÉNÉRALE VII
Eglise, pour y briller comme un phare élincelant, par les exemples de sa vie qui seront proposés à l'imitation de tous les fidèles. Eh bien, nous désirons qu'à ce moment-là il éclaire aussi et embrase les cœurs par les accents de sa parole brûlante. Voilà pourquoi nous voulons le faire revivre aujourd'hui dans ses écrits. Et quelle joie nous procurerons à son cœur d'apôtre en lui permettant de travailler encore par ce moyen à glorifier Dieu sur la terre, et à établir le règne de Jésus-Christ dans les âmes ; et comme il nous bénira et nous protégera du haut des Cieux, lui qui est si puissant sur les Cœurs sacrés de Jésus et de Marie !
Et puis, exhumer ces ouvrages ensevelis depuis trop longtemps dans l'oubli, et les mettre entre les mains de ses enfants et des chrétiens de toutes les classes de la société, prêtres, religieux et fidèles, — pour la sanctification desquels le Vénérable Père Eudes a toujours brûlé d'un zèle si ardent, — ne sera-ce pas leur offrir la plus belle relique de cet homme de Dieu? Ouelle relique plus précieuse en effet, que sa pensée, que son àme en quelque sorte, enchâssée dans l'or de ses livres si nombreux et si remarquables ?
Car, — et on ne le sait pas assez, — • Jean Eudes ne fut pas seulement un ardent missionnaire, entraînant et convertissant les foules par l'exemple de ses vertus, non moins que par ses prédications véhémentes ; ce ne fut pas seulement un émule des Bourdoise, des Olier, des Vincent de Paul, dans l'établissement des Séminaires et dans l'œuvre de la réformation du clergé de France ; il ne fut pas uniquement un grand fondateur d'Ordres, dont les !ns-