‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostoliqueChapitre 54 sur 252 · XI. — Actes de contrition pour le soir · texte numérisé non relu

XI. — Actes de contrition pour le soir

/~\ mon Sauveur, je m'accuse devant vous, devant tous ^ vos Anges et vos Saints, de tous les péchés que j'ai commis en toute ma vie, et particulièrement en cette journée, contre votre divine Majesté. Je vous sup-

plie, mon Seigneur, par votre très grande miséricorde, par le précieux sang que vous avez répandu pour moi, et par les prières et mérites de votre très sainte Mère et de tous vos Anges et Saints, que vous me donniez maintenant la grâce d'en concevoir une parfaite contrition et repentance.

0 mon Dieu, je déteste ces miens péchés de tout mon cœur et de toute l'étendue de ma volonté ; et je les déteste à cause de l'offense, de l'injure et du déshonneur que je vous ai rendus par eux. Je les hais parce que vous les haïssez, et parce qu'il vous sont infiniment désagréables. 0 bon Jésus, ces miens péchés ont été cause de vous faire souffrir les tourments les plus atroces qui aient jamais été soufferts, de vous faire répandre votre sang jusqu'à la dernière goutte, et de vous faire mourir de la mort la plus cruelle de toutes les morts. C'est à cause de cela, mon bon Sauveur, que je les ai en horreur, et que j'y renonce pour jamais. Oh ! qui me donnera toute la douleur et contrition d'un saint Pierre, d'une sainte Madeleine et de tous les saints pénitents, pour pleurer les offenses que j'ai faites contre mon Dieu, avec tant de sentiment et de regret comme ils ont pleuré les leurs ! Oh ! qui fera que je haïsse autant mes iniquités, comme les Anges et les Saints les haïssent !

Oh ! s'il était possible, mon Dieu, que j'eusse autant d'horreur de mes péchés comme vous-même en avez ! Mon Seigneur, que je les déteste comme vous les détestez, que je les aie en horreur comme vous les avez en horreur, et que j'aie en abomination tout ce qui vous est désagréable !

0 mon très aimable Seigneur, que je meure plutôt mille fois, s'il était possible, que de vous offenser désormais mortellement, voire même que de vous offenser en quelque manière que ce soit , de volonté délibérée ! ,1e proteste, moyennant votre grâce, que je m'accuse rai de tous mes péchés en la première confession que

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