‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 107 sur 325 · SCÈNE VIII FAUSTINE, DON FRÉGOSE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII FAUSTINE, DON FRÉGOSE

DON FRÉGOSE

En attendant le maître, vous tâchiez de corrompre le val

Une femme doit-elle perdre l'habitude de séduire?

DON FRÉGOSE

Madame, vous avez des façons peu généreuses : j'ai cru patricienne de Venise ménagerait les susceptibilités d'u soldat.

FAUSTINE

Eh ! monseigneur, vous tirez plus de parti de vos cheveu qu'un jeune homme ne le ferait de la plus belle chevelure,

y trouvez, plus de raisons que de... (eiio rit.) Quittez donc cet air fâché.

DON FRÉGOSE

Puis-je être autrement en vous voyant vous compromettre, vous que je veux pour femme? N'est-ce donc rien qu'un des plus beaux noms de l'Italie à porter?

FAUSTINE

Le trouvez-vous donc trop beau pour une Brancador?

DON FRÉGOSE

Vous aimez mieux descendre jusqu'à un Fontanarès.

FAUSTINE

Mais, s'il peut s'élever jusqu'à moi, quelle preuve d'amour! D'ailleurs, vous le savez par vous-même, l'amour ne raisonne point.

Ah ! vous me l'avouez.

FAUSTINE

Vous êtes trop mon ami pour ne pas savoir le premier mon secret .

DQN FRÉGOSE.

Madame!... oui, l'amour est insensé! je vous ai livré plus que moi-même !... Hélas ! je voudrais avoir le monde pour vous l'offrir. Vous ne savez donc pas que votre galerie de tableaux m'a coûté Presque toute ma fortune?...

FAUSTINE

paquita!

DON FRÉGOSE

que je vous donnerais jusqu'à mon honneur?

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