SCÈNE III PAMÉLA, GIRAUD et MADAME GIRAUD
PAMÉLA
C'est décidément un homme en danger... et qui m'aime... raisons pour que je m'intéresse à lui!...
MADAME GIRAUD
Eh bien, Paméla, toi, la consolation de tous nos malheurs, pui de notre vieillesse, notre seul espoir !
GIRAUD
Une fille élevée dans des principes sévères.
MADAME GIRAUD
Te tairas-tu, Giraud?... tu ne sais ce que tu dis.
GIRAUD
Oui, madame Giraud.
PAMÉLA GIRAUD
MADAME GIRAUD
Enfin, Paméla, tu étais citée dans tout le quartier, et tu pouvais devenir utile à tes parents dans leurs vieux jours !...
GIRAUD
ûigpie du prix de vertu !...
PAMÉLA
Matis je ne sais pas pourquoi vous me grondez.
MADAME GIRAUD
tos-cph vient de nous dire que tu cachais un homme chez toi.
GIRA.UD
Oui,., une voix.
MADAME GIRAUD
Silence, Giraud!... Paméla, n'écoutez pas votre père!
PAMÉLA
E*- tous, ma mère, n'écoutez pas Joseph.
GIRAUD
Q**e te disais-je dans l'escalier, madame Giraud? Paméla sait coml>ien nous comptons sur elle... elle veut faire un bon mariage, autant pour nous que pour elle; son cœur saigne de nous voir portiers» nous, l'auteur de ses jours !... elle est trop sensée pour faire m^ sottise... N'est-ce pas, mon enfant, tu ne démentiras pas ton père?
MADAME GIRAUD
Tu n'as personne, n'est-ce pas, mon amour? car une jeune ouvrière qui a quelqu'un chez elle, à dix heures du soir... enfin... ^ Y a de quoi perdre...
PAMÉLA
Mais il me semble que, si j'avais quelqu'un, vous l'auriez vu Passer.
GIRAUD
Elle a ra^on.
MADAME GIRAUD
Elle ne répond pas ad rem... Ouvre-moi la porte de cette c**ambre...
PAMÉLA
Ma mère, arrêtez... vous ne pouvez entrer là, vous n'y entrerez t^sî... Écoutez-moi : comme je vous aime, ma mère, et vous,
THÉÂTRE
mm père, je n'ai rien à me reprocher!... et j'en fais serment dev*ut Dieu !... cette confiance que vous avez eue si longtemps en votrv> fille, vous ne la lui retirerez pas en un instant 1...
MADAME GIRAUD
Mais pourquoi ne pas nous dire...?
PAMÉLA, i part.
Impossible!... s'ils voyaient ce jeune homme, bientôt tout le mônde saurait...
GIRAUD, l'interrompant.
Nous sommes ses père et mère, et il faut voir!...
PAMÉLA
Pour la première fois, je vous désobéis!... mais vous m'y fon»r cezî... ce logement, je le paye du fruit de mon travail!... Je sut .jais majeure... maîtresse de mes actions.
MADAME GIRAUD
Ah! Paméla!... vous en qui nous avions mis toutes nos esprances!...
GIRAUD
Mais tu te perds!... et je resterai portier durant mes viemm^m-i
jours!
PAMÉLA
Ne craignez rien!... oui, il y a quelqu'un ici; mais silence! — — vous allez retourner à la loge, en bas... vous direz à Joseph qi»^ ^ ne sait ce qu'il dit, que vous avez fouillé partout, qu'il n'y a ps^""1" sonne chez moi; vous le renverrez... Alors, vous verrez ce jeu:*»^ homme ; vous saurez ce que je compte faire... et vous garderez ^ plus profond secret sur tout ceci.
GIRAUD
Malheureuse!... pour qui prends-tu ton père? (n aperçoit les biii.^-*5 de banque sur la table.) Ah! qu'est-ce que c'est que cela? des bill^*'s de banque!
MADAME GIRAUD
Des billets!... (Elle s'éloigne de Paméia.) Paméla, d'où avez-vcp^ ^-^s cela?
PAMÉLA
Je vous l'écrirai.
GIRAUD
Nous l'écrire!... elle va donc se faire enlever?
PAMÉLA GIRAUD