SCÈNE PREMIÈRE ANTOINE, JUSTINE
JUSTINE
n, Antoine, avez-vous lu les journaux?
ANTOINE
se pas une pitié, que, nous autres domestiques, nous ne 3 savoir ce qui se passe relativement à M. Jules que par taux?
JUSTINE
monsieur, madame et mademoiselle du Brocard, leur sœur, it rien... M. Jules a été pendant trois mois... comment ils t cela... être au secret?
ANTOINE
ait que le coup était fameux, il s'agissait de remettre
JUSTINE
[u'un jeune homme qui n'avait qu'à s'amuser, qui devait avoir les vingt mille livres de rente de sa tante, et la forses père et mère, qui va bien au double, se soit fourré e conspiration!
ANTOINE
i estime, car c'était pour ramener l'empereur!... Faitesper le cou si vous voulez... Nous sommes seuls... vous as de la police 2 vive l'empereur!
THÉÂTRE
JUSTINE
Taisez-vous donc, vieille bête!... si Ton vous entendait, on nous — — arrêterait.
ANTOINE
Je n'ai pas peur, Dieu merci!... mes réponses au juge d'instruc — tion ont été solides; je n'ai pas compromis M. Jules, comme le^^^^ traîtres qui l'ont dénoncé.
JUSTINE
Mademoiselle du Brocard, qui doit avoir de fameuses économies pourrait le faire sauver, avec tout son argent.
ANTOINE
Ah! ouin!... depuis l'évasion de Lavalette, c'est impossible! îr3ls sont devenus extrêmement difficiles aux portes des prisons, et ~zïls n'étaient pas déjà si commodes... M. Jules la gobera, voyez-voi^^s ; ça sera un martyr. J'irai le voir, (on sonne. Antoine fort)
JUSTINE
Il l'ira voir! quand on a connu quelqu'un, je ne sais pas Triment on a le cœur de... Moi, j'irai à la cour d'assises; ce pau^^vre enfant, je lui dois bien cela.