U^DAME ROUSSEAU, MADAME DU BROCARD, JUSTINE
MADAME ROUSSEAU
Justine, ouvrez cette fenêtre, et guettez attentivement le signal nous a promis ce garçon... Mon Dieu! s'il allait être condamné !
MADAME DU BROCARD
M . Dupré nous a dit d'espérer.
MADAME ROUSSEAU
Mais cette bonne, cette excellente Paméla..., que faire pour elle?
MADAME DU BROCARD
U faut qu'elle soit heureuse. J'avoue que cette jeune personne un secours du ciel ! il n'y a que le cœur qui puisse inspirer un ï^*eil sacriûce! il lui faut une fortune!... trente mille francs! lr^nte mille francs!... on lui doit la vie de Jules, (a part.) Pauvre
S^rçon, vivra-t-ii? (Elle regarde du côté de la fenêtre.)
xvui. 30
THÉÂTRE
MADAME ROUSSEAU
Eh bien, Justine?
JUSTINE
Rien, madame.
MADAME ROUSSEAU
Rien encore... Oh ! vous avez raison, ma sœur, il n'y a que le cœur qui puisse dicter une pareille conduite. Je ne sais ce que mon mari et vous penseriez..., mais la conscience et le bonheur de Jules avant tout... et, malgré cette brillante alliance avec les de Verby, si elle aimait mon fils, si mon fils l'aimait... Il me semble que j'ai vu quelque chose...
MADAME DU BROCARD et JUSTINE.
Non! non !
MADAME ROUSSEAU
Ah! répondez, ma sœur! elle Ta bien mérité, n'est-ce pas?
Rien ! (Les deux femmes, restées immobiles, se serrent la main en tremblao— — l-