‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 186 sur 325 · U^DAME ROUSSEAU, MADAME DU BROCARD, JUSTINE · texte numérisé non relu

U^DAME ROUSSEAU, MADAME DU BROCARD, JUSTINE

MADAME ROUSSEAU

Justine, ouvrez cette fenêtre, et guettez attentivement le signal nous a promis ce garçon... Mon Dieu! s'il allait être condamné !

MADAME DU BROCARD

M . Dupré nous a dit d'espérer.

MADAME ROUSSEAU

Mais cette bonne, cette excellente Paméla..., que faire pour elle?

MADAME DU BROCARD

U faut qu'elle soit heureuse. J'avoue que cette jeune personne un secours du ciel ! il n'y a que le cœur qui puisse inspirer un ï^*eil sacriûce! il lui faut une fortune!... trente mille francs! lr^nte mille francs!... on lui doit la vie de Jules, (a part.) Pauvre

S^rçon, vivra-t-ii? (Elle regarde du côté de la fenêtre.)

xvui. 30

THÉÂTRE

MADAME ROUSSEAU

Eh bien, Justine?

JUSTINE

Rien, madame.

MADAME ROUSSEAU

Rien encore... Oh ! vous avez raison, ma sœur, il n'y a que le cœur qui puisse dicter une pareille conduite. Je ne sais ce que mon mari et vous penseriez..., mais la conscience et le bonheur de Jules avant tout... et, malgré cette brillante alliance avec les de Verby, si elle aimait mon fils, si mon fils l'aimait... Il me semble que j'ai vu quelque chose...

MADAME DU BROCARD et JUSTINE.

Non! non !

MADAME ROUSSEAU

Ah! répondez, ma sœur! elle Ta bien mérité, n'est-ce pas?

Rien ! (Les deux femmes, restées immobiles, se serrent la main en tremblao— — l-

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