SCÈNE II
LES MÊMES, LE GÉNÉRAL, d'abord en dehors. LE GÉNÉRAL.
Vernon !
VERNON, à Ferdinand.
Le général! (Ferdinand tombe accablé sur nn fauteuil i gauche, au fond, masqué par les rideaux du lit. — A la porte.) Que VOuleZ-VOUS?
LE GÉNÉRAL
Voir Pauline!
VERNON
Si vous m' écoutez, vous attendrez, elle est bien plus mal.
LE GÉNÉRAL força la porte.
Eh ! j'entre, alors.
VERNON
Non, général, écoutez-moi.
THÉÂTRE
Non, non... Immobile, froide! Ah! Vernon!
VERNON
Voyons, général... (a part.) Il faut l'éloigner d'ici... (Haut.) Etef^ bien, je n'ai plus qu'un bien faible espoir de la sauver.
LE GÉNÉRAL
Tu dis?... Tu m'aurais donc trompé?...
VERNON
Mon ami, il faut savoir regarder ce lit en face, comme uomr mQS regardions les batteries chargées à mitraille!... Eh bien, dans je doute où je suis, vous devez aller... (a part.) Ah! quelle idé= (Haut.) Vous devez aller chercher vous-même les secours de /a religion.
LE GÉNÉRAL
Vernon, je veux la voir, l'embrasser.
VERNON
Prenez garde !
LE GÉNÉRAL, après aveir embrassé Pauline*
Oh! glacée!
VERNON
C'est un effet de la maladie, général... Courez au presbyte- ^c; car, si je ne réussissais pas, votre fille, que vous avez élevée clm rétiennement, ne doit pas être abandonnée par l'Église.
LE GÉNÉRAL
Ah! ah! oui. J'y vais. (11 va au m.)
VERNON, lui montrant la porte.
Par là!
LE GÉNÉRAL
Mon ami, je n'ai plus la tête à moi, je suis sans idées... Vern^0» un miracle!... Tu as sauvé tant dje monde, et tu ne pourrais ^^>as sauver une enfant !
VERNON
Viens, viens... (a part.) Je l'accompagne, car, s'il rencontrait ^es magistrats, ce serait bien d'autres malheurs, dis sortent.)
LA MARATRE