SCÈNE II
FONTANÀRÈS, seul.
Je comprends maintenant pourquoi Colomb a voulu que ses chaînes fussent mises près de lui dans son cercueil. Quelle leçon P°ur les inventeurs! Une grande découverte est une vérité. La yérité ruine tant d'abus et d'erreurs, que tous ceux qui en vivent ^ dressent et veulent tuer la vérité : ils commencent par s'atta- Çusrà l'homme. Aux novateurs, la patience ! j'en aurai. Malheureusement, ma patience me vient de mon amour. Pour avoir Marie, Je rêve la gloire et je cherchais... Je vois voler au-dessus d'une chaudière un brin de paille. Tous les hommes ont vu cela depuis ^u'ilya des chaudières et de la paille; moi, j'y vois une force; Pour l'évaluer, je couvre la chaudière, le couvercle saute et il ne ***e tue pas. Archimède et moi, nous né faisons qu'un I il voulait u*i levier pour soulever le monde; ce levier, je le tiens, et j'ai la Attise de le dire : tous les malheurs fondent sur moi. Si je meurs, homme de génie à venir qui retrouveras ce secret, agis et tais-toi.
lumière que nous découvrons, on nous la prend pour allumer n<>tre bûcher. Galilée, mon maître, est en prison pour avoir dit la terre tourne, et j'y suis pour la vouloir organiser. Non ! j'y Sl,is comme rebelle à la cupidité de ceux qui veulent mon secret ; Sl je n'aimais pas Marie, je sortirais ce soir, je leur abandonnerais
THÉÂTRE
le profit, la gloire me resterait... Oh! rage... La rage est boni pour les enfants : soyons calme , je suis puissant. Si du moi) j'avais des nouvelles du seul homme qui ait foi en moi? Estlibre, lui qui mendiait pour me nourrir?... La foi n'est que chez pauvre, il en a tant besoin !