‹ Œuvres complètes. Éd définitiveChapitre 54 sur 88 · EST BIEN MALHEUREUSE · texte numérisé non relu

EST BIEN MALHEUREUSE

— Eh bien, adieu ! garde le fiacre pour t'en aller, il est payé, disait madame Marmus quand madame Adolphe arriva sur le pas de la porte.

Le fiacre avait déjà tourné/ Madame Adolphe, qui ne put voir par qui madame avait été ramenée, se dit.:

— Pauvre madame I ce sera son neveu.

Madame Marmus, petite femme svelte, gentille, rieuse, était mise divinement et d'une façon un peu trop jeunette pour son âge, car elle comptait vingt-cinq ans de ménage.

Enfin, elle pouvait encore porter une robe à petites raies roses, une pèlerine brodée et garnie de dentelles, des brodequins jolis comme des ailes de coléoptère, et un chapeau rose à fleurs de pêcher, d'un goût délicieux , qu'elle tenait à la main. .

— Voyez, madame Adolphe, je suis toute défrisée ; je vous le disais bien : quand il fait si chaud, il faut me coiffer en bandeau.

— Madame, monsieur est bien mal , vous Tavez laissé trop dîner...

— Que voulez-vous ! il était à un bout et moi à un autre de la table, et il est revenu, comme toujours, sans moi... Pauvre petit homme 1 J'y vais, après m'ôtre déshabillée.

Madame Adolphe retourna au pavillon pour proposer un vomitif au professeur en le grondant de ne pas avoir ramené madame.

— Puisque vous alliez en fiacre, vous pouviez bien m'épargner la dépense de celui que madame a pris pour revenir; et, pour me faire payer une heure, vous avez donc arrêté quelque part?

— A rinstitut.

— A l'Institut? Où donc êtes-vous monté en voiture?

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