‹ Œuvres complètesChapitre 108 sur 594 · SCÈNE m. — HERinONE, CLÉONE · texte numérisé non relu

SCÈNE m. — HERinONE, CLÉONE

XKRMICnVS.

Attendois-tu , Gléone, un courroux li modcsrte?

CLÉONK.

La douleur qui se tait ii*en est que plus luœste. Je le plains d^autant plus qu'auteur de son ennui , Le coup qui l'a perdu n*est parti que de lui. Comptez depuis quel temps votre Irymen se prépare : Il a parlé , madame , et Pyrrhus se déclare.

HBRMIOHB.

Tu crois que Pyrrhus cndut? Et que craint-il encor? Des peuples qui, dix ans, ont fui devant Hector; Qui cent fois , effrayés de l'absence d'Achille , Dans leurs vaisseaux brûlans ont cherché leur ftsile , Et qu*on verroit encor , sans l'appui de son fils , Redemander Hélène aux Troyens impunis?

Non, Gléone, il n'est point ennemi de lui-même; Il veut tout ce qu'il lût ; et , s'il m'épouse , il m'aime. Mais qu'Oreste à son gré m'impute ses douleurs ; N'avons-nous d'entretien que celui de ses pleurs? Pyrrhus revient à nous! Hé bien! chère Cléone, Conçois-tu les transports de l'heureuse Hermione ? Sais-tu quel est Pyrrhus? T'es- tu fait raconter Le m)mbre des exploits.... Mais qui les peut compter? Intrépide , et partout suivi de la victoire , Charmant , fidèle enfin : rien ne manque à sa gloire. Songe....

CLÉONE

Dissimulez : votre rivale en pleurs Vient à vos pieds , sans doute , apporter ses douleurs.

HERMIOHE.

Dieux I ne puis-je à ma joie abandonner mon âme ? Sortons : que lui dirois-je?

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