‹ Œuvres complètesChapitre 147 sur 594 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Elle lit un billet? Ah ! c'est de quelque amant. Approchons.

ISABELLE

Tout de bon, ton maître est-il sincère? Le croirai-je?

l'intimé.

Il ne dort non plus que votre père.

[Apercevant Chicaneau.) Il se tourmente; il vous.... fera voir aujourd'hui Que l'on ne gagne rien à plaider contre lui.

ISABELLE , apercevant Chicaneau, C'est mon père !

{À Vlntimé.)

Vraiment, vous leur pouvez apprendre Que si l'on nous poursuit nous saurons nous défendre.

{^Déchirant le billet.) Tenez , voilà le cas qu'on fait de votre exploit.

CHICANEAU

Comment! c'est un exploit que ma fille lisoit?

Ah ! tu seras un jour l'honneur de ta famille :

Tu défendras ton bien. Viens, mon sang, viens, ma fille.

Va, je t'achèterai le Praticien français.

Mais , diantre ! il ne faut pas déchirer les exploits.

ISABELLE , à Vlntimé.

Au moins , dites-leur bien que je ne les crains guère : Ils me feront plaisir; je les mets à pis faire.

CHICANEAU

Hé! ne te fâche point.

ISABELLE, à Vlntimé.

Adieu, monsieur.

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