‹ Œuvres complètesChapitre 221 sur 594 · SCÈNE I. — ANTIOCHUS, ARSACE · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — ANTIOCHUS, ARSACE

ANTIOCHUS

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux , Je le vois bien , Arsace , est nouvelle à tes yeux. Souvent ce cabinet superbe et solitaire, Des secrets de Titus est le dépositaire. C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour, Lorsqu'il vient à la reine expliquer son amour. De son appartement cette porte est prochaine , Et cette autre conduit dans celui de la reine. Va chez elle : dis-lui qu'importun à regret J'ose lui demander un entretien secret.

ARSACE

Vous, seigneur, importun? vous, cet ami fidèle. Qu'un soin si généreux intéresse pour elle? Vous, cet Antiochus, son amant autrefois?

S56 BERENICE

Vous, que rorient compte eutre ses plus grands rois?

Quoi ! déjà de Titus épouse en espérance ,

Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance?

ANTIOCHUS

Va, dis-je; et, sans vouloir te charger d'autres soins, Vois si je puis bientôt lui parler sans témoins.

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