ACTE IV, SCÈNE VII
OSMIN
Enfin, que vous inspire une si noble audace? Si Roxane T ordonne , il faut quitter la place - Ce palais est tout plein....
ÀCOMAT.
Oui , d'esclaves obscurs , Nourris, loin de la guerre, à l'ombre de ses murs. Mais toi , dont la valeur , d'Amurat oubliée , Par de communs chagrins à mon sort s'est liée , Voudras-tu jusqu'au bout seconder mes fureurs?
OSMIN
Seigneur, vous m'offensez : si vous mourez, je meurs.
ACOMAT
D'amis et de soldats une troupe hardie
Aux portes du palais attend notre sortie ;
La sultane d'ailleurs se fie à mes discours :
Nourri dans le sérail , j'en connois les détours ;
Je sais de Bajazet l'ordinaire demeure ;
Ne tardons plus, marchons-, et, s'il faut que je meure.
Mourons ; moi , cher Osmin , comme un vizir ; et toi ,
Comme le favori d'un homme tel que moi.