‹ Œuvres complètesChapitre 354 sur 594 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

Que de tant d'ennemis vous puissiez vous défendre. Bientôt tous les Romains , de leur honte irrités , Viendront ici sur vous fondre de tous côtés. Ne perdez point le temps que vous laisse leur fuite A rendre à mon tombeau des soins dont je vous quitte. Tant de Romains sans vie , en cent lieux dispersés , Suffisent à ma cendre et l'honorent assez. Cachez-leur pour un temps vos noms et votre vie, Allez, réservez-vous....

XIPHARÈS

Moi, seigneur! que je fuie!

Que Pharnace impuni , les Romains triomphans , N'éprouvent pas bientôt....

MITHRIDATE

Non, je vous le défends.

Tôt ou tard il faudra que Pharnace périsse : Fiez-vous aux Romains du soin de son supplice*. Mais je sens affoiblir ma force et mes esprits ; Je sens que je me meurs. Approchez-vous, mon fils; Dans cet embrassement dont la douceur me flatte , Venez , et recevez l'âme de Mithridate.

MONIME

Il expire.

XIPHÂRÈS.

Ah! madame, unissons nos douleurs, Et par tout l'univers cherchons-lui des vengeurs

4 . Pharnace se révolta contre les Romains , et fut facilement vaincu par Gésar, qui écrivit au sénat : « Feni^ vidi, vici, je suis venu, j'ai vu , j'ai vaincu. »

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